Membre de la Coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping, Fabien Mere est convaincu que le rapport sur le Gabon, lors la 37e session des Nations unies, le 14 mars à Genève, sera quelque peu «édulcoré».

Fabien Mere lors de sa conférence de presse, le 6 mars 2018 à Paris (capture d’écran). © Gabonreview

 

Peu avant la 37e session des Nations unies, le 14 mars à Genève, Fabien Mere, membre de la Coalition pour la nouvelle République autour de Jean Ping, a animé une conférence de presse autour de l’avenir des droits de l’Homme, le 6 mars à Paris. Une sortie au cours de laquelle l’avocat a émis des craintes sur l’avenir des droits de l’Homme au Gabon.

«Nous sommes ici en prélude de cette fameuse 37e session des droits de l’Homme de l’Organisation des Nations unies (Onu), et le cas du Gabon est mis sur la table», a-t-il rappelé. Les craintes de Fabien Mere tournent autour de l’adoption du rapport sur du Gabon. «Nous craignons fortement que ce document soit édulcoré parce que nous pensons qu’il correspondra à la pratique diplomatique des choses. Où l’on utilise les mots les moins violents, des euphémismes, pour ne pas dire la vérité crue. Et c’est un peu dommage lorsqu’il s’agit des droits de l’Homme», a-t-il souligné.

A cette occasion Fabien Mere a présenté son tableau de la situation des droits de l’Homme au Gabon. Selon lui : «On partirait d’une sorte de hiérarchisation des choses. La question relative aux disparations forcées est pour la plus violente et la plus terrible», a estimé l’avocat. Une disparition forcée se produit quand une organisation, le plus souvent un État, fait disparaître une ou plusieurs personnes par le meurtre ou la séquestration, tout en niant avoir arrêté la personne ou avoir connaissance d’où elle se trouverait.

«Au départ déjà, dans les années précédentes, la situation n’était pas très reluisante. Mais nous avons enregistré un assombrissement très fort, avec une violence exacerbée, qui a connu son point culminant cette nuit du 31 août 2016 et les cinq ou six jours qui ont suivi», a affirmé Fabien Mere. Dans le cadre de la 37e session des Nations unies, la «Résistance gabonaise» organisera une manifestation le 14 mars à Genève.