La phase de conciliation entre l’Etat gabonais et le groupe Veolia au Centre international de résolution des conflits et différends liés aux investissements (Cirdi) n’a pas été fructueuse. La phase du contentieux n’est plus une option à exclure.

L’échec de la phase de conciliation entre l’Etat gabonais et le groupe Veolia au Cirdi devrait logiquement ouvrir une phase contentieuse dès le 30 août 2018. © AFP

 

Le litige opposant l’Etat gabonais et le groupe Veolia prend une nouvelle tournure. L’on s’achemine vraisemblement vers la phase du contentieux. C’est du moins ce qui ressort de La Lettre du continent du 22 août 2018. Ce confidentiel indique que la tentative de conciliation s’est déroulée les 28 et 29 juillet derniers à Paris, sans succès.

Celle-ci s’est déroulée en présence du staff du groupe français et d’une quinzaine de personnalités venues de Libreville, dont le nouveau directeur général de la SEEG, Marcellin Massila Akendengue, ainsi que Olivier Cren et son confrère Jean-Paul Poulain, du cabinet Poulain Cren, avocats du Gabon spécialisés dans la restructuration d’entreprises.

Cet échec devrait logiquement ouvrir une phase contentieuse dès le 30 août. Profitant de la présentation des résultats semestriels du groupe Veolia, propriétaire de la société d’eau et d’énergie du Gabon (SEEG), réquisitionnée par l’Etat gabonais en février dernier, le Président-directeur général (PDG) de ce groupe, Antoine Frérot, avait indiqué, début août, que si les deux parties ne parvenaient pas à un accord avant la fin de ce mois d’août, elles «entrerons dans la phase contentieuse, avec un procès». C’est inéluctablement vers cette issue que l’on s’achemine.