Le secrétaire d’Etat américain a entamé récemment une tournée en Afrique, dont aucune étape ne concerne le Gabon que d’aucuns disent pourtant en crise depuis plus d’un an, en raison de la contestation jusqu’à lors du pouvoir d’Ali Bongo par Jean Ping.

Le secrétaire d’Etat américain, Rex Tillerson, (ici en février 2018 à Mexico) ne fera pas d’escale au Gabon pour sa première tournée africaine. © REUTERS/Henry Romero

 

Sollicitées plus d’une fois par Jean Ping et ses soutiens, pour qu’elles interviennent dans son litige avec Ali Bongo que l’opposant accuse de lui avoir «volé (sa) victoire», lors de la présidentielle d’août 2016, les autorités américaines n’ont pas officiellement donné suite jusque-là. S’étant maintenu au pouvoir en dépit des doutes et des soupçons de fraude lors de cette élection, Ali Bongo et les siens attendent un signe de reconnaissance de la part des Américains qui tarde à venir. La tournée africaine du secrétaire d’Etat américain ne va rien changer. Ni le président de la République ni son principal opposant n’auront gain de cause.

Dans le cadre de sa tournée africaine entamée le 6 mars, Rex Tillerson n’envisage pas de faire escale au Gabon. Une semaine durant sur le continent, le secrétaire d’Etat américain rencontrera tour à tour les autorités du Nigeria, de l’Ethiopie, de Djibouti, du Kenya et celles du Tchad, bien que ses ressortissants soient interdits d’entrée aux Etats-Unis depuis septembre 2017. Au menu de ses échanges avec les 5 chefs d’Etat : la sécurité en Afrique et le terrorisme. Mais certains croient savoir que le secrétaire d’Etat américain tentera également de faire excuser Donald Trump qui, en janvier dernier, traitait plusieurs nations africaines de «pays de merde».