Les fortes pluies et les carences d’aménagements ont eu raison de la commune située au nord de Libreville, en proie à une véritable crue aux dégâts considérables.

Image illustrant l’ampleur des dégâts à Akanda. © D.R.

Image illustrant l’ampleur des dégâts à Akanda. © D.R.

 

Spectacle désolant à Akanda, commune au Nord de Libreville, qui coule sous les eaux après les fortes pluies qui s’y abattent depuis le 2 novembre dernier. Par endroit, les eaux ont atteint deux mètres de hauteur et envahi un nombre considérable d’habitations.

Images illustrant l’ampleur des dégâts à Akanda. © D.R.

Images illustrant l’ampleur des dégâts à Akanda. © D.R.

De la Cité Entraco aux Beaux Lieux, les pertes matérielles sont considérables : habitations inhabitables, meubles abîmés, véhicules immergés, le constat est affligeant. Tout, ou presque, y est passé. Des structures d’enseignements sont également dans la même situation, avec la destruction de matériels scolaires, notamment.

Tentant de limiter les pertes en sauvant ce qui peut l’être, les forces de l’ordre sont à pied d’œuvre depuis les premières heures du matin. Informés de la situation, des hauts responsables de la présidence, des ministères de la Défense et de l’Intérieur, ainsi que le directeur de la Croix Rouge gabonaise se sont rendus sur les lieux pour s’enquérir du problème.

De sources concordantes, cette descente des autorités avait également pour objectif de recenser les sinistrés et de réfléchir sur une zone de relogement. Si aucun rapport officiel n’a encore été communiqué sur ce sinistre, les commentaires des riverains de cette commune «pleuvent» déjà.

Au-delà de la pluie, un riverain a révélé que cette inondation serait due à la construction par certains hommes forts de leurs habitations sur les canaux d’évacuation d’eau. Constructions qui auraient ainsi contribué à l’obstruction des buses. A cela s’ajouterait l’incivisme des populations, qui ont transformé les canaux d’évacuation d’eau en dépôts d’immondices.

Cette situation devrait par ailleurs interpeller les autorités compétentes sur la position géographique de cette commune. Jusqu’ici en proie à des inondations minimes, la commune souffrirait également de carences en matière d’aménagement. Un combo qui a définitivement eu raison d’Akanda la belle.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga