La 5e réunion annuelle des représentants et envoyés spéciaux du secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (Onu) sur les questions de paix et sécurité en Afrique centrale, s’est achevée le 24 mars à Libreville, avec l’adoption de plusieurs recommandations.

Les représentants et envoyés spéciaux du secrétaire général des Nations en Afrique centrale, le 24 mars 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Démarrée le 23 mars, la 5e réunion annuelle des représentants et envoyés spéciaux du secrétaire général de l’Onu, des directeurs régionaux et des coordinateurs résidents du système des Nations unies en Afrique centrale, s’est achevée ce 24 mars à Libreville.

Au terme de 48 heures d’échanges sur le renforcement des capacités institutionnelles des organisations nationales en matière de prévention des crises/conflits en Afrique centrale, plusieurs recommandations ont été adoptées.

Selon le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu, «les recommandations étaient axées sur les stratégies de développement régionales des Nations unies en Afrique centrale», a expliqué Francois Lounceny Fall.

A ce titre la réunion a invité au « renforcement de la coopération entre le Bureau régional de Libreville et les différentes missions exerçant en Afrique centrale. Elle a par ailleurs décidé d’apporter un soutien marqué aux institutions nationales. Nous comptons par ailleurs renforcer l’intégration sous régionale à travers un appui apporté à la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale (Cemac) et à la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) », a précisé Francois Lounceny Fall.

Le représentant spécial du secrétaire général des nations unies en Afrique centrale, Francois Lounceny Fall. © Gabonreview

Toutes ces recommandations, a-t-il ajouté, «ont pour objectif d’harmoniser le travail du système  des Nations unies en Afrique centrale,  afin de le rendre plus visible».

A en croire le représentant du secrétaire général des Nations unies, deux nations, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine ont constitué les sujets de grandes préoccupations. A ce sujet, «la réunion a invité les représentants des nations unies résidents dans ces pays à œuvrer pour un retour rapide de la sérénité», a-t-il affirmé.

Interrogé sur le dialogue inclusif que comptent organiser les autorités gabonaises le 28 mars, Francois Lounceny Fall a invité les Gabonais à se parler. «Nous souhaitons que tous les Gabonais de tous les bords puissent se parler. Parce que nous connaissons les vertus du dialogue. Partout où il y a le dialogue, les pays se sont toujours sentis beaucoup mieux et les solutions ont toujours été trouvées. Donc nous encourageons les Gabonais à dialoguer afin de déboucher sur des conclusions consensuelles», a déclaré le représentant spécial du secrétaire du général des Nations unies en Afrique centrale.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga