Après un premier cas en septembre 2014, un nouveau cétacé a été découvert sur les côtes de la capitale économique, dans la matinée du 30 juin courant.

La baleine sur la plage, le 30 juin à Port-Gentil. © D.R.

La baleine sur la plage, le 30 juin à Port-Gentil. © D.R.

 

Le spectacle, impressionnant, devient si récurrent dans la capitale économique qu’il a fini par jeter un sérieux doute sur les méthodes de surveillance vantées depuis des années par les organismes chargés de la protection de la nature. Au regard des récentes interpellations de bateaux de pêche exerçant dans le pays sans autorisation et au mépris des normes, beaucoup ont tôt fait de croire que les pouvoirs publics sont bien impuissants voire laxistes face à l’extermination de ces espèces. C’est du moins la critique faite par les curieux, venus en masse le 30 juin dernier au petit matin sur une plage de Port-Gentil, après la découverte d’une nouvelle baleine à bosse échouée et présentant des signes inquiétants.

Une vue du «spectacle». © D.R.

Une vue du «spectacle». © D.R.

Vivante, «elle a été retrouvée par des jeunes promeneurs aux environs de 5 heures du matin». Du moins, selon un confrère arrivé sur les lieux dès l’annonce de la curieuse découverte. Selon Igor Onanga, très vite, «une chaine de sauvetage s’est constituée, avec l’intervention de plusieurs riverains, des écologistes, des agents de la direction provinciale de la Pêche et un vétérinaire». Objectif : empêcher que le cétacé de plusieurs dizaines de tonnes ne succombe, comme ce fut le cas pour celui découvert sur une autre plage de la même ville, le 9 septembre dernier. Pour la dernière baleine, c’est notamment la marée, haute à partir de 10h45, qui a permis aux nombreux sauveteurs de la reconduire vers le large. «Elle est repartie en vie mais visiblement, elle n’était pas saine, au regard des blessures qu’elle présentait, sans nul doute dues à une tentative de pêche frauduleuse», ajoute Igor Onanga. A l’en croire, le mammifère aurait été retrouvé avec «une corde de calibre non-négligeable emmaillée au niveau de sa cavité buccale». Une description confirmée par les images prises sur les lieux.