Estimés à des centaines de milliards de francs en dégâts matériels, les troubles post-électoraux survenus depuis le 31 août 2016 auraient également enregistrés trois morts selon ministre de l’Intérieur, quand certains en dénombre au moins sept.

Etat des lieux 1

 

Etat des lieux apres manif 2Survenus dans plusieurs villes du pays, à l’instar de Libreville et de Port-Gentil, peu après l’annonce des résultats officiels du scrutin du 27 août 2016, les troubles post-électoraux  ont fait trois morts dans les rangs des civils selon le ministre de l’Intérieur. Des décès dus aux affrontements entre les forces de l’ordre et les «assaillants», a indiqué Pacôme Moubelet Boubeya. Le ministre de l’Intérieur n’a pas nié qu’un assaut a été donné au quartier général de campagne de Jean Ping, à la suite de l’incendie de l’Assemblée nationale. A en croire le membre du gouvernement, cet assaut visait d’une part à «sécuriser» les personnes se trouvant sur les lieux, et d’autre part à empêcher que les auteurs de l’incendie ne se replient dans ce bâtiment. Toutefois, il a tenu à indiquer qu’«aucun hélicoptère n’a tiré sur qui que ce soit durant cette opération». Il s’agissait, a-t-il dit, d’un survol dédié à une opération de surveillance et d’intelligence. Une version censée contredire celle donnée par Jean Ping dans la journée du 1er septembre aux médias internationaux.

S’il a également démenti la rumeur relative à la supposée présence de milices étrangères au sein des forces de sécurité et de défense nationales, officiant dans le cadre de la répression de ces manifestations, le ministre de l’Intérieur a déploré les blessures causées aux agents de l’ordre. «Nous avons des officiers et des soldats qui ont été touchés. Certains par des armes lourdes, d’autres par des armes de poing», a déclaré Pacôme Moubelet Boubeya. Au cours des manifestations à Libreville et dans l’intérieur du pays, a-t-il poursuivi, des grenades explosives ont été utilisées et des armes kalachnikov AK47 saisies. Si de véritables précisions n’ont pas été données sur cette découverte, une liste des agents touchés devrait prochainement être mise à la disposition des médias nationaux et internationaux. De même, le gouvernement s’est engagé à permettre aux journalistes de voir ces blessés.

Pour rassurer la population, le ministre de l’Intérieur a indiqué que les forces de l’ordre tiennent la situation sous contrôle. Toutefois, rappelant que la sécurité des Gabonais est prioritaire dans ce genre d’évènement, il a promis de faire «rétablir l’ordre sans équivoque lorsque le moment sera venu». Pour sa part, le procureur de la République a informé l’opinion qu’une enquête a été ouverte pour déterminer les causes et les conditions du décès des trois individus lors de ces manifestations. Certaines sources indiquent cependant ces troubles ont fait au moins sept victimes depuis le 31 aout. Il a également indiqué qu’à ce jour 800 personnes à Libreville et 300 à l’intérieur du Gabon font l’objet d’interrogatoire après avoir été appréhendées lors des manifestations.