La deuxième journée de l’édition 2018 de la Tropicale Amissa Bongo s’est déroulée sur les 173 Km séparant la ville de Ndendé à celle de Fougamou, dans la Ngounié. Rencontres et sujets divers autour de la caravane.

Un cycliste local, supporter du Gabon à Ndendé. © Gabonreview

 

Pierre Salvit, juge à l’arrivée. © Gabonreview

Pierre Salvit : «La chute fait partie de la course»

La grosse chute sur le sprint final du Ndendé-Fougamou hier aura alimenté bien de conversations, alors qu’il ne s’agit nullement d’un fait inédit en cyclisme, ainsi que l’explique Pierre Salvit, juge à l’arrivée : «Les sprinteurs sont comme des fauves, c’est le premier qui arrive. Après, il y en a qui ont des contacts entre eux, c’est quand même 80 coureurs sur la course. Ce sont des choses qui arrivent et après on tire les conséquences.» Un tel incident fausse-t-il le classement ? «Non, je ne pense pas. Par contre, moi, je suis déçu pour le coureur Marocain qui était leader, mais qui ne sera pas à la cérémonie protocolaire aujourd’hui, parce que je pense qu’il a quelque chose de cassé. Sinon, la chute fait partie de la course

Pierre Salvit explique son rôle de juge à l’arrivée : «à l’arrivée, nous avons des photos-finish pour le classement. Et sur le parcours, nous veillons aux grands prix des montagnes que nous appelons GPM, et aux sprints intermédiaires où nous, pour l’incident du jour, nous avons prévu des points de modification pour juger

Dieudonné Ntepe, le coach de l’équipe du Cameroun. © Gabonreview

Cameroun : «Le palmarès va s’améliorer cette année»

Présent sur la Tropicale Amissa Bongo avec notamment Kamson Abesolo qui vient de remporter un Grand prix cycliste chez lui, le directeur technique du Cameroun estime que ses cyclistes se comportent plutôt bien. «Ils ont terminé dans le même temps que le vainqueur des 1ère et 2e étapes : ils sont arrivés ensemble malgré la chute de trois de mes coureurs. Deux se sont relevés, un a perdu connaissance et a été très vite réanimé

Le Cameroun ayant gagné plusieurs fois son propre tour, une fois le tour de l’Est en Côte d’Ivoire ; il a gagné le grand prix cycliste international Chantal Biya, fini 2e au tour du Burkina Faso en 2011, remporté deux médailles en argent chez U-23 ans et en bronze en senior par équipe aux Jeux africains d’Alger en 2007. De ce fait, Dieudonné Ntepe croit que ce palmarès s’améliorera cette année avec d’autres trophées. Il confie souvent venir sur la Tropicale Amissa Bongo en vue de la préparation du tour du Cameroun, devant débuter en mars prochain. «C’est la plus grande course africaine. Elle permet à nos coureurs de monter en puissance».

Quelques membres de l’équipe du Rwanda, le 16 janvier 2017 à Fougamou. © Gabonreview

Rwanda : vers une récidive de l’exploit de 2014 ?

Deux jours après le lancement de la 13e Tropicale Amissa Bongo, le Rwanda n’a pas encore fait grand chose, estime Sempoma Félix, son directeur sportif, qui se satisfait de ce que ses garçons font «beaucoup d’échappées, même si ça arrive qu’on nous attrape». Pays sur lequel nombreux auraient misé après l’impulsion donnée par l’Américain Jonathan Boyer, le Rwanda ne s’est pas hissé au très haut ces derniers temps. Son entraineur rappelle tout de même qu’elle s’est fait remarquer sur la Tropicale Amissa Bongo, avec la victoire de Bonaventure Uwizeyimana lors de la 5e étape de l’édition 2014. «Il n’y a pas beaucoup d’Africains à avoir réalisé cela sur la Tropicale. Nous ne sommes qu’à la 2e étape, il nous reste encore 5 étapes. J’ai confiance en mes garçons qui peuvent remporter une étape sur le tour Amissa Bongo 2018

Le stand Andza sur l’arrivée à Fougamou, le 16 janvier 2017. © Gabonreview

Andza : des goodies et de l’eau sur la caravane

Andza, l’«eau minérale naturelle des Haut Palteaux» est fort visible sur la Tropicale Amissa Bongo. La marque est d’ailleurs connue pour être le fournisseur officiel en eau de la compétition. Tous les jours autour de l’évènement, elle tient des stands fort animés, offrant des spectacles aux badauds, leur permettant non seulement de déguster la fameuse eau minérale gabonaise mais aussi d’obtenir des goodies (tee-shirts, parapluies et autres gadgets) en participant à des jeux.