Plusieurs ballots de chanvre indien et des boites entières de produits pharmaceutiques à usage de drogue ont été dérobés au tribunal de première instance d’Oyem après un casse aux allures d’«opération préparée», que les responsables de l’institution judiciaire accueillent comme «un défi».

La façade du tribunal d’Oyem. © www.pressegabon.com

 

C’est un drôle de casse qui a été enregistré récemment au tribunal de première instance d’Oyem dans la province du Woleu-Ntem. Des individus sont entrés par effraction dans certains bureaux du bâtiment pour dérober quelques effets, mais surtout plusieurs ballots de chanvre indiens et des boites de produits pharmaceutiques à usage de drogue, les fameux «Kobolo», rapporte, ce jeudi 4 janvier, Radio Gabon.

Au tribunal de première instance d’Oyem, les responsables sentent un coup parfaitement préparé à l’avance. Les cambrioleurs semblaient avoir une idée précise de ce qu’ils allaient chercher dans ces lieux, a estimé Rodrigue Ondo Mfoulou, le procureur de la République, qui n’a pas manqué de soupçonner «une opération de trafiquants de drogues». Il y a également vu «un défi» lancé aux autorités judiciaires de la localité, d’autant qu’il s’agit du deuxième vol en deux mois depuis la rentrée judicaire.

Les cambrioleurs semblaient, en effet, connaître la maison, soit pour y avoir fait un passage, à moins d’y avoir un informateur. Sinon, comment comprendre que les bureaux visités ont été ceux du président du tribunal et celui du secrétaire en chef du parquet, où aurait pu se trouver les scellés n°4 du procès-verbal de la gendarmerie nationale ? Comment les cambrioleurs ont-ils su que les saisies de mai 2017 n’avaient pas été détruites et se trouvaient encore dans les locaux ? Pourquoi n’ont-ils pas emporté les appareils électroménagers se trouvant dans les mêmes locaux ? Au tribunal de première instance d’Oyem, on annonce déjà une enquête, en promettant de faire payer les indélicats.

En attendant, il serait opportun de renforcer la surveillance de ce bâtiment qui n’a que trop enregistré de vols. Le 11 décembre dernier, l’Agence gabonaise de presse (AGP) rapportait encore que le même tribunal avait «été visité par les vandales». Cette fois, c’est le greffier en chef adjoint en charge du civil qui en avait fait les frais, avec le vol de son ordinateur portable et son imprimante.