Excédés par la non prise en compte de leurs revendications par la hiérarchie, les agents du ministère des Travaux publics ont annoncé la couleur, le 28 décembre à Libreville. Ils déclencheront une grève d’avertissement de sept jours, le 3 janvier prochain, à l’issue de laquelle ils cesseront toute activité professionnelle.

Les agents du ministère des Travaux publics au cours de l’assemblée générale décisionnelle, le 28 décembre 2017. © Gabonreview

 

A l’issue d’une grève d’avertissement de sept jours, qui sera lancée le 3 janvier 2018, les agents du ministère des Travaux publics vont cesser toute activité professionnelle. La décision a été prise lors de l’assemblée générale des agents de ce département ministériel, le 28 décembre à Libreville.

Selon les agents, depuis la création en 2015 de l’Agence nationale des grands travaux et des infrastructures (ANGTI), le ministère en charge des Travaux publics a été dépouillé de plusieurs de ses prérogatives. De plus, les agents ne percevraient plus la prime d’usure de la route depuis des lustres. Par ailleurs, la prime patronale des agents du ministère ne serait plus reversée à la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) depuis plusieurs années. À toutes ces difficultés s’ajoute le non-paiement de la prime d’incitation à la performance (PIP) depuis plus d’un an.

Afin d’interpeller la tutelle sur ces différentes difficultés, les agents du ministère des Travaux publics avaient entamé une grève, le 3 février 2017. A la suite de ce débrayage, le secrétaire général du ministère, nouvellement nommé, a convoqué une rencontre avec les responsables syndicaux le 13 février 2017. A l’issue de cette rencontre, aucun point de revendication des agents n’a trouvé de solution. Le secrétaire général s’est contenté de faire des promesses dont les dates de réalisations n’ont même pas été déclinées.

Face à ce qu’ils considèrent comme un mépris de la part de leur hiérarchie, les agents ont décidé d’entamer une grève d’avertissement le 3 janvier prochain. Les agents conditionnent la reprise du travail par le recadrage des prérogatives de l’ANGTI, tel que demandé par le Premier ministre dans sa lettre d’orientation d’octobre 2016.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga