Fondant leur action sur le triptyque Conciliation-Constatation-Consensus, le Syndicat national de l’aviation civile et de la météorologie (Synacm) et le Syndicat national des agents de la sécurité routière (Synasr, ont effectué leur rentrée syndicale, le 19 mai dernier à Libreville.

Les responsables des nouvelles formations syndicales avec, notamment, Guy-Franly Dizambou (micro) et Clotaire Ebang Edou, à sa droite, le 19 avril 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Vues des membres du quelques membres des syndicats et de Clotaire Ebang Edou, face à la presse. © Gabonreview

Guidés par la nécessité de faire du syndicalisme autrement, le Syndicat national de l’aviation civile et de la météorologie (Synacm) et le Syndicat national des agents de la sécurité routière (Synasr) ont officiellement lancé leurs activités ce 19 mai à Libreville.

«Le rassemblement de ce jour est consécutif à la sortie officielle, à la rentrée syndicale de ces deux nouvelles structures. A travers la presse, nous avons voulu exposer nos revendications collectives gravitant, essentiellement, autour des plans de carrière des agents, de leurs conditions de vie et de travail difficiles et exécrables», a déclaré le président du Synasr. «A cet effet, nous invitons le ministre des Transports à poursuivre les efforts engagés par ses prédécesseurs, dans la prise en compte de ces doléances et autres réformes, pour le bien des usagers», a poursuivi Clotaire Ebang Edou.

Le responsable syndical est revenu sur la création de ces deux nouvelles structures, légalement constituées, dont les membres auraient pu simplement adhérer à d’autres syndicats affiliés au ministère des Transports. «Ces nouvelles structures apportent un souffle nouveau dans le combat de nos collègues syndicalistes», a justifié Clotaire Ebang Edou, déplorant ce qu’il a qualifié de «syndicalisme barbare».

Ce dernier a notamment fait allusion à un point presse, organisé par le Syndicat des agents du ministère du Transport et de l’Aviation civile (SAMTAC), le 12 mai dernier à Libreville. Celui-ci s’est soldé par des violences physiques sur le directeur adjoint 1 du Centre des permis et ses agents. «Le Synasr et Synacm ne peuvent rester dans le mutisme face à de tels agissements, ternissant l’image de notre département ministériel et des leaders syndicaux que nous sommes», a déploré Clotaire Ebang Edou.

 «De fait, nous nous inscrivons dans une logique de dialogue permanent avec nos partenaires syndicalistes et le gouvernement. En gros, nous nous inscrivons dans la logique des trois C : Conciliation-Constatation-Consensus. Ces trois éléments constituent les piliers de l’intervention du Synacm et du Synasr», a insisté le leader syndical. Son collègue du Synacm, quant à lui, a appelé le ministre des Transports à prendre des mesures fortes pour que ces déviances ne se reproduisent plus.

Dans ce sens, Guy-Franly Dizambou a ainsi formulé un certain nombre de recommandations. Notamment la poursuite des réformes de sécurisation du fichier du permis de conduire, engagées par le directeur adjoint 1 du Centre des permis ; le renforcement de la sécurité dans les lieux de travail ; des mesures fortes  des autorités judiciaires, en vue de diligenter des enquêtes sur tous les dossiers de malversation.

 «Nous, Synasr et Synacm, rappelons avec force que le rôle principal du syndicalisme est d’abord de se comporter en partenaire social, et être une force de proposition pour la défense des intérêts des travailleurs. Car un bon syndicaliste est d’abord et avant tout, un bon agent devant faire preuve d’exemplarité et de responsabilité même en situation de grève», a conclu Guy-Franly Dizambou.