Après des mois de grève, la Société gabonaise de transport (Sogatra) a décidé de rehausser son service, avant l’accession complète des différentes revendications des grévistes.

Un bus de la Sogatra au siège de Libreville. © Gabonreview

 

La grève n’est pas finie à Sogatra. Pourtant, depuis ce mardi 10 octobre, ses prestations ont connu une importante hausse. Le syndicat des conducteurs et techniciens (Sycotec) et le syndicat national des transporteurs terrestres (Synatrat) se sont accordés sur la poursuite et l’augmentation du service minimum décidé le 15 août dernier. De 10% dès le 23 août 2017, celui-ci est passé à 50%. Cette décision intervient après la rencontre, le 9 octobre, des représentants des deux syndicats avec la ministre des Transports et de la Logistique.

Si le Synatrat et le Sycotec ont décidé de lâcher du lest, après quatre mois de grève, c’est parce que Estelle Ondo a consenti à accéder à leurs principales revendications. En plus, la ministre leur a fait de nouvelles promesses qui, assurent les responsables des deux syndicats, devraient être tenues dans les jours et les semaines qui viennent. La rallonge budgétaire et le défaut d’assurance de certains bus ont d’ailleurs déjà trouvés une solution. Pour le reste, particulièrement la question du règlement des arriérés de salaires, c’est le statu quo. Les agents réclament toujours trois mois d’impayés, mais reconnaissent toutefois que le salaire de juin 2017 a été payé le 6 octobre.

S’agissant du nouveau service minimum, celui-ci consiste concrètement à mettre en circulation la moitié des véhicules en état de rouler. Seulement, en raison du mouvement de grève lancé en juin dernier, peu de bus ont subi des travaux de réparation. N’empêche, annoncé quelques jours après la rentrée des classes, cet élargissement du service minimum de Sogatra sera particulièrement bénéfique aux élèves de la capitale.