Si elle a tenu toutes ses promesses, la nouvelle compétition cycliste nationale a cependant souffert de carences ayant quelque peu entaché son déroulement, le 21 mai dernier à Libreville.

Charles Anguilet recevant son trophée après sa victoire au Tour de Libreville chez les «Elites», le 21 mai 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Yvan Mouanga Anguilet, vainqueur chez les Juniors, et Alexandre Assoumou Obiang, face à la presse. Puis, quelques moments de la course. © Gabonreview

Comme annoncé, le Tour de Libreville a été organisé le 21 mai dernier à Libreville. Deux catégories ont pris part à cette première édition, avec les coureurs «Elites» ayant parcouru cinq tours de 20,8 km, soit 104 km. La catégorie «Junior», quant à elle, s’est exprimée sur une distance de 62,4 km, soit quatre tours de 20,8 km.

La catégorie au-dessus a été remportée par Charles Anguilet (Vélo Club Amitié), en 2h56’55. «Le parcours était abordable et compliqué à la fois. Car, force est de reconnaître que ça fait longtemps que nous avons participé à une compétition», a déclaré le champion de la première édition du Tour de Libreville, qui est revenu sur sa stratégie.  «A deux tours de l’arrivée, j’ai senti mes adversaires de tête de peloton un peu en dedans physiquement. Conscient de mes capacités en sprint, je me suis légèrement détaché avant le sprint final», a confié Charles Anguilet.

Chez les juniors par contre, c’est Yvan Mouanga Anguilet  (Vélo Sport Club) qui a remporté la course en 1h56’12. «Je suis fier de moi. Et c’est également une fierté de représenter mon club à cette compétition», a-t-il déclaré. Une performance d’autant plus remarquable que le jeune homme était bien loin du peloton de tête, à l’issue du premier tour d’étape, avant de s’imposer au final.

Toutefois, cette première édition n’a pas été de tout repos pour l’organisation. Si les éléments des forces de l’ordre ont fait le boulot, il n’était pas rare de voir des cyclistes isolés, noyés dans la circulation et sans escorte. Ou encore des coureurs stoppés dans leur élan par des crevaisons, plusieurs minutes durant, avant que l’assistance technique ne vienne finalement à leur secours.

Qu’à cela ne tienne, le président de la Fegacy est revenu sur les contours de cette compétition. «En février dernier, nous avons assisté à un fiasco lors de la Tropicale Amissa. Après avoir été porté à la tête de la Fegacy, il était donc de mon devoir d’organiser cette course cycliste, pour justifier l’utilisation des moyens mis à notre disposition par la tutelle», a déclaré Alexandre Assoumou Obiang, assurant qu’après cette épreuve, le championnat national démarrera fin juin prochain.

Le Tour de Libreville vise à relever le niveau des compétiteurs gabonais, en plus de faire éclore de nouveaux talents. Cette nouvelle course cycliste nationale s’inscrit désormais dans le calendrier des événements de la Fegacy. Par ailleurs, la compétition est supervisée par l’Union cycliste internationale (UCI).