Le tireur embusqué de l’immeuble Les Jardins de Jade, qui a semé la panique autour d’un rond-point de l’aéroport de Libreville le 5 décembre, ne serait qu’un adolescent espiègle utilisant une arme de poing à balles plastiques.

Le carrefour de la résidence des Jardins de Jade à Libreville - © Arias Danger Aimée/Gabonreview.com

La nouvelle a alimenté tous les commérages, suscité des extrapolations et provoqué la peur, surtout auprès des automobilistes qui résident dans le nord de Libreville, tous obligés de passer par le rond-point de l’Aéroport de Libreville, à la sortie du quartier la Sablière. Il en retourne que trois automobiles dont un taxi-bus transportant 18 personnes, ont été prises pour cibles par un tireur embusqué dans un immeuble de la résidence Les Jardins de Jade, le mercredi 5 décembre entre 15 h 30 et 16 h.

Selon les témoignages des trois conducteurs, à la télévision nationale, à chaque fois une vitre du côté droit des voitures était touchée et tombait en mille morceaux. La télévision a montré l’une de ces vitres fissurée en des milliers de parts et perforé d’un trou, prouvant ainsi qu’elle avait été frappée par le projectile d’une arme à feu. Arrivée sur les lieux sitôt alertée, la police judiciaire a effectué un examen balistique à partir des véhicules touchés et de leur position au moment de l’impact ce qui a permis de déterminer que les tirs étaient partis d’un immeuble de la résidence Les Jardins de Jade.

Au terme d’une enquête qui a duré jusque dans la nuit, un jeune homme, Thomas G., 16 ans, et un autre de 20 ans, ont été interpellés. Selon les sources policières, ils disposaient un revolver à balles rondes et plastiques, du type utilisé dans les stands de tir des foires et kermesses. Ils avaient donc entrepris, du 2e étage de l’immeuble, de jouer aux snipers, forts de ce qu’ils ne pouvaient tuer personne. Il y a, en effet, eu plus de peur que de mal. Mais les adolescents vont devoir répondre des préjudices psychologiques causés et de la destruction de biens.

D’autres sources, non moins sûres, indiquent qu’il s’est agi de tirs d’une arme à feu de bon calibre. Ils mettent en doute la portée du revolver de foire dont il est question jusqu’ici. L’enquête se poursuit en tout cas du côté d’autres unités que la police judiciaire.