Grâce à sa collaboration avec des structures de production gabonaises et ivoiriennes, la chaîne de télévision panafricaine lance cette semaine la diffusion du feuilleton «La parfaite inconnue».

De gauche à droite : le DG de Kanal 7, la directrice de production, Serge Abessolo et un détail du cover du feuilleton. © Gabonreview

De gauche à droite : le DG de Kanal 7, la directrice de production, Serge Abessolo et un détail du cover du feuilleton. © Gabonreview

 

L’affiche du feuilleton. © D.R.

L’affiche du feuilleton. © D.R.

Portée à l’écran par le réalisateur Ivoirien Arantess 2 Bonalii, «La parfaite inconnue» est une histoire de courage et d’abnégation. Des valeurs mises à l’épreuve tout au long des épisodes de ce drame-romantique écrit par Adama Coulibaly, que la chaîne de télévision Kanal 7 s’apprête à intégrer dans ses programmes, et dont un teaser et un condensé ont été présentés en avant-première à Libreville, le 3 octobre courant. Pour faire court, il s’agit de l’histoire pour le moins tragique de la vie d’Aminat Popa, une responsable d’entreprise battante, mais qui connait une déchéance progressive aussi bien dans sa vie professionnelle que privée. Si jusque-là la suite voire la fin de l’histoire semble connue d’avance, ses concepteurs assurent qu’il n’en est rien. «La parfaite inconnue dans cette histoire, n’est pas celle qu’on croit», a fait savoir Lydie Yao-Dogba, un brin énigmatique.

Pour la directrice de production, les téléspectateurs seront tenus en haleine tout au long de ce feuilleton, qui «aborde des thématiques qui ne sont pas nouvelles mais dont la nouveauté réside dans la façon de les aborder». A en croire ses concepteurs, il s’agit d’«un film à textes, avec des histoires mêlées», dont la conception remonte à une quinzaine d’années, avec «la rencontre de deux personnalités partageant une même vision : la conception d’une autre forme de cinéma africain, et particulièrement du cinéma de l’Afrique francophone, nettement en retard par rapport à celui des anglo-saxons du continent».

Tournée sur deux ans, avec 90 jours de tournage par an et par acteur, le feuilleton dans lequel six nationalités sont représentées, aurait coûté 3,5 millions de francs par épisode. Un coût important, eu égard aux 60 épisodes que compte le feuilleton, qui a notamment nécessité l’appui de plusieurs mécènes, parmi lesquels des anonymes, Fernando Mahobo et Blaise Louembe, promoteur de la chaîne qui le diffusera. Au sujet du choix de «La parfaite inconnue», Arcade Isaac Madoungou, le directeur général de Kanal 7, a indiqué que la conception et la programmation de ce feuilleton «obéissent parfaitement à la ligne éditoriale de la chaîne de télévision, qui entend présenter l’Afrique autrement».

Pour sa part, Serge Abessolo, deuxième personnage principal du feuilleton, a dit avoir répondu à un nouveau challenge, aussi bien pour «le plaisir de jouer avec de nouveaux acteurs» que pour prendre part à un projet qui vise à donner plus de poids au cinéma francophone africain. Espérons dès lors que les téléspectateurs apprécient le produit. Le feuilleton sera diffusé les lundis et jeudis sur Kanal 7.