Ardeur au travail, dynamisme et rigueur ont été les qualités de Sylvaine Eyang Ella, rédactrice en chef de Gaboneco.com, décédée le mardi 18 août 2014 à Libreville des suites de complications de santé post maternité.

Janvier 2015. Présentation des vœux de nouvel an au président de la République : Sylvaine Eyang Ella est la représentante de la presse en ligne. © DCP-Gabon

Janvier 2015. Présentation des vœux de nouvel an au président de la République : Sylvaine Eyang Ella est la représentante de la presse en ligne. © DCP-Gabon

 

Sylvaine Eyang Ella n’est plus. Elle a quitté l’aventure Gaboneco dont elle était la rédactrice en chef, le 18 août 2015, à l’âge 32 ans. La nouvelle a surpris plus d’un ; même ceux avec qui elle avait échangé quelques heures avant son décès. Selon des sources de ce journal en ligne, la jeune dame était internée au CHU d’Agondjé après un accouchement par césarienne dont l’enfant n’avait pu être sauvé. Gardée en observation durant près d’une semaine, elle a rendu l’âme alors qu’elle était admise en service de réanimation, après une hausse de tension consécutive à la prise de connaissance du décès de son bébé.

Sylvaine Eyang Ella. © D.R.

Sylvaine Eyang Ella. © D.R.

La jeune journaliste avait été notamment remarquée du grand public lors d’une interview, le 17 août 2014, accordée à la presse gabonaise par le président de la République à la faveur de la fête de l’indépendance de cette année-là. Ayant captivé l’attention du chef de l’Etat gabonais par ses questions pertinentes, elle sera également, en janvier 2015, le porte-parole de la presse gabonaise en ligne lors de la cérémonie de présentation des vœux au chef de l’Etat.

Sylvaine Eyang Ella s’était déjà, bien avant, fait remarquer à la télévision gabonaise comme chroniqueuse sur l’émission Boulevard Triomphal de l’ancienne RTG 1, actuelle Gabon Télévision. Mais auparavant, après ses études secondaires au Lycée national Léon Mba à Libreville et supérieures à l’Université d’Angers en France, elle avait travaillé au service communication de la société SIAT Gabon. Elle arrive à la rédaction de Gaboneco à la fin de l’année 2011 et finira par y occuper poste de rédacteur en chef jusqu’à mort. Travailleuse, dynamique et rigoureuse, elle se sera distinguée dans le milieu de la presse en ligne par bons nombre d’articles dans les rubriques politique, économique et social.

Le «DG» comme l’appelaient certains confrères, s’en est donc allé avec son sourire rassurant et son visage d’enfant éternel. Nombreux parmi ceux de la corporation qui croient en Dieu sont sûrs que là-haut, de l’autre côté du rideau, elle comptera parmi les anges.

Markis Pakou