Les services communication de la Présidence de la République et de la Primature du Gabon ont entrepris, le 10 octobre, un voyage de presse permettant de constater de visu, quels investissements annoncés ont été réalisés ou démarrés. Occasion pour Henri Ohayon, directeur général de l’ANGT, de décliner le fameux Schéma directeur national des infrastructures.    

Henri Ohayon, directeur général de l’ANGT - © François Ndjimbi/Gabonreview.com

A la faveur d’un voyage de presse dénommé «Les chantiers de l’Emergence», entrepris par le service de communication de la Primature et le Comité de communication de la présidence de la République (Cocom), la presse nationale et internationale est invitée, du 10 au 13 octobre 2012,  sur les grands chantiers en cours dans le pays et à rencontrer ceux qui mettent en œuvre ces chantiers de l’émergence.

Henri Ohayon, le directeur général de l’Agence nationale des grands travaux (ANGT), a donc décliné le Schéma directeur national des infrastructures (SDN), un document stratégique qui fixe les grandes orientations de l’État gabonais en matière d’infrastructures. Le DSN est «une stratégie globale de développement visant à doter le Gabon des infrastructures nécessaires sur l’ensemble de son territoire pour le développement socio-économique de l’intérieur du pays et une réelle diversification de l’économie nationale. La cohérence et la bonne réalisation de l’ensemble de ces chantiers sera assurée par la supervision et le contrôle technique et financier de l’Agence Nationale des Grands Travaux», lit-on sur le site legabon.org.

Le document a été réalisé après un diagnostic de l’existant et un choix des objectifs aux niveaux infrastructurel et économique. Les manquements constatés ont conduit à la détermination d’un certain nombre de chantiers. Notamment, la construction, entre 2012 et 2025, de 200 000 logements sociaux dans des quartiers complets. Pour la seule période 2012-2016, 37 500 logements ont été programmés qui nécessiteront 1 420 milliards de francs CFA.

Le SDN préconise également la construction et la modernisation, pour 500 milliards de francs CFA, des infrastructures destinés à l’éducation et la formation des citoyens Gabonais ; la construction pour 335 milliards de francs CFA, entre 2012 et 2016, des établissements de santé avec la création de l’hôpital central de Libreville, du centre médical d’Angondjé, d’hôpitaux régionaux à Oyem et à Mouila, mais aussi de nouveaux hôpitaux à Libreville et Lambaréné ainsi que des cliniques diverses (centre de chirurgie et hôpital traumatologie et orthopédie d’Owendo) ;  la construction de 3320 km de routes entre 2012 et 2016 pour un coût de 3000 milliards ; la construction sur la même période d’aéroports internationaux (Libreville et Port-Gentil) pour 450 milliards et de ports pour 560 milliards ; le financement, pour 380 milliards de francs CFA, d’infrastructures de télécommunications destinées à relier les principales villes du pays à la fibre optique, créer le réseau Internet de l’administration gabonaise et assurer une couverture optimale en termes de téléphonie mobile ; la «construction de 6 barrages hydroélectriques pour atteindre un taux de 100% d’électrification en 2020 et exporter vers les pays voisins», pour un coût de 1420 milliards sur la seule période 2012-2016.

Le SDN a également permis de déterminer cinq corridors. Ceux-ci sont des zones du pays ou des couloirs interrégionaux dans lesquels devront être érigés des projets structurants. Ce qui permettra d’exploiter les ressources de ces régions ou d’induire leur développement en les reliant à d’autres provinces d’évacuation (pour les matières premières) ou de débouchés en termes de marché. Au titre de ces corridors, on note le Transgabonais, la zone de gisement de fer de Bélinga, Port-Gentil, le Woleu-Ntem et tout le Nord du pays, la Ngounié et tout le Sud Gabon, Lambaréné et Franceville. Libreville est également un corridor comportant de nombreux projets.

L'Institut de cancerologie d'Agondjé - © François Ndjimbi/gabonreview.comLa journée du 10 octobre a donc permis à la presse de s’imprégner du Schéma directeur national des infrastructures et de visiter le nouveau Lycée installé dans les entrailles du Stade de l’Amitié et actuellement en phase de finalisation, l’hôpital et Institut de cancérologie ainsi que les maisons témoin, tous situés dans la zone d’Angondjé ainsi que la deuxième phase de travaux du Centre hospitalier universitaire de Libreville.

Les maisons témoin de la parcelle 1 de la cité en construction à Angondjé - © François Ndjimbi/Gabonreview.comHenri Ohayon a fait visiter à la presse les maisons témoin de la parcelle 1 de la cité en construction à Angondjé. Cette première phase qui comptera près de 700 maisons comportera des rues, des arrêts d’autobus, des jets d’eau, des arbres et espaces de jeu et d’agrément, des écoles, un shopping center, un centre administratif et des édifices pour le culte, la police, les pompiers, etc. Des maisons y sont prévues pour les célibataires ou les couples sans enfants, mais aussi pour les familles. Des habitations de luxe y sont également prévues ainsi que des espaces destinés aux immeubles à construire par des investisseurs privés. Ce qui permettra de réaliser un brassage social et culturel. Le chantier, selon Henri Ohayon, sera livré vers la fin de l’année prochaine. Les maisons seront très aérées, résistantes au feu et construites avec des matériaux innovants. Pour le reste des parcelles, la construction des logements comporte une dizaine de phases réparties en autant de zones où les travaux commenceront l’année prochaine.

Le Centre hospitalier et universitaire et l’Institut de cancérologie d’Angondjé figurait en bonne place dans le parcours proposé à la presse. Les deux structures qui partagent le même espace, étalé sur 15.000 m2, compte 168 lits, 8 bâtiments médicalisés qui se déclinent en 4 unités techniques, 8 résidences pour le personnel. Au titre l’offre médicale on compte des services médicaux de jour, la cancérologie et la médicine nucléaire (curiethérapie). Le centre compte un service des urgences, 4 blocs opératoires, 4 unités hospitalières (pédiatrie, maternité, radiologie, laboratoire, pharmacie, morgue) mais également des services généraux (cuisine, restaurant, buanderie, atelier, incinérateur, générateur, administration, sécurité). L’investissement se chiffre à 82,5 millions d’euros (environ 53,625 milliards de francs CFA). La visite s’est clôturée au CHU de Libreville, visité par le président Ali Bongo, le 7 septembre dernier.