Le Secrétaire général du ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la Réforme de l’État, Yolande Nyonda, a procédé ce vendredi 9 novembre 2011, en lieu et place du ministre de tutelle, Rose Christiane Ossouka Raponda, à la clôture du séminaire de deux jours, du 7 au 9, axé sur le «suivi et l’analyse de l’exécution budgétaire».

Le Secrétaire général du ministère du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, chargé de la Réforme de l'État, Yolande Nyonda - © D.R.

Durant ces deux jours, les acteurs de la dépense publique du Gabon, administrateurs de crédits et directeurs centraux des affaires financières, ont échangé avec les experts en la matière venus du Burkina Faso. Un pays qui présente des avancés dans le domaine et pouvant servir d’appui au Gabon qui veut mieux mener et gérer sa politique en matière de dépenses.

A l’ouverture de ce séminaire de formation, Yolande Nyonda avait déclaré que le but de ces assises était de permettre aux administrateurs de crédits et aux directeurs centraux des affaires financières de mieux suivre et de mettre en exergue, à chaque fois que cela est nécessaire, les limites ou les freins à une bonne exécution du budget, et de proposer, autant que possible, les mesures correctives nécessaires.

A l’issue de la formation, sept recommandations ont été formulées, visant à permettre à ces acteurs de la dépense de mieux disposer des éléments appris. Des enseignements, on retient qu’il y a nécessité de la mise en place d’une équipe chargée de mener la réflexion sur l’élaboration d’une procédure de suivi et d’analyse de l’exécution budgétaire et le besoin pour l’amélioration de la gestion des dossiers entre les acteurs du système informatique d’intégrer un accusé de réception. Une fonctionnalité qui situera les responsabilités des acteurs et constituera le point de départ du calcul du délai de traitement des dossiers.

En outre, cette formation recommande, entre autres, de mettre en place un comité chargé de l’élaboration et de la mise à jour des pièces justificatives dans les applications informatiques. Une mesure qui, selon les séminaristes, permettra d’harmoniser les points de contrôle et d’améliorer l’exécution du budget.

Yolande Nyonda avait déclaré qu’«au-delà de l’exécution de la dépense, les participants doivent pouvoir retracer et analyser toute information relative aux transactions effectuées en visant l’efficacité de la dépense». Raison pour laquelle au terme de cette séance de renforcement des capacités, elle a affirmé qu’«un pas supplémentaire a été fait dans le cadre de la gestion budgétaire». Et c’est, selon elle, aux «administrateurs de crédits et autres fonctionnaires de l’administration concernés de mieux disposer des outils reçus» afin d’apporter des réponses idoines au programme de gestion budgétaire.

L’atelier dirigé par les experts burkinabé a porté sur une analyse des points tels que la préparation budgétaire, les systèmes d’informatisation reposant sur l’organisation d’une procédure qui consiste à remonter les informations et le dialogue de gestion autour des éléments qui permettent d’éclairer les décisions budgétaires.

Cette initiative du ministère du budget est une des étapes imprimées à la dynamique de réformes budgétaires initiées par le gouvernement depuis l’arrivée d’Ali Bongo Ondimba aux affaires. A cet effet, le directeur général du Budget, Yves Fernand Manfoumbi, déclarait que la démarche planificatrice d’élaboration et d’exécution du budget doit permettre à l’État gabonais de passer d’une «logique de moyens à une logique de performance axée sur les résultats donnant au budget sa vocation d’instrument de développement».