Pour n’avoir pas satisfait aux nombreuses convocations de la police qui souhaitait l’entendre sur ses accusations de détournement de fonds contre un de ses anciens collaborateurs, le directeur général de la Société de valorisation des ordures du Gabon (Sovog) a récemment été interpellé et momentanément gardé à vue.

© blackenterprise.com
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A la Société de valorisation des ordures du Gabon (Sovog), c’est loin d’être la parfaite amitié entre le directeur général et certains de ses employés. Et pour cause : le premier regarde d’un mauvais œil un collaborateur qu’il soupçonne, depuis quelques temps, d’avoir pioché dans les caisses de l’entreprise. Ironie du sort, c’est le directeur général et non l’employé soupçonné et accusé sans preuves qui s’est retrouvé, dans la l’après-midi du 21 août dernier, contraint de s’expliquer devant les agents de la Police.

En effet, dans sa récente livraison, l’hebdomadaire Faits Divers (n°29) rapporte que Laurent Traoré Mantion aurait été interpellé puis «immédiatement conduit au commissariat du 5ème arrondissement de Libreville pour subir un interrogatoire». L’interpellation du DG de Sovog, intervient dans le cadre d’une plainte intentée contre lui par l’employé injustement accusé et licencié, croit savoir la source, qui ajoute que l’homme d’affaires ivoirien, avant son interpellation, avait déjà fait l’objet de 4 convocations de la part de la police sans avoir satisfait aucune d’elles. «Il a reçu 4 convocations, mais il n’a pas daigné se présenter ni au commissariat de Sogatol ni à celui d’Okala où il était convoqué. Pis, il arguait qu’il ne peut pas déférer aux convocations de petits policiers», rapporte la source.

Par ailleurs, après avoir été vraisemblablement entendu sur ses accusations contre son ancien collaborateur et sur son refus de répondre aux convocations qui lui avaient été adressées dès le mois de février dernier, la mesure de la garde à vue du patron de Sovog aurait été levée, sans que l’on ne sache si l’affaire en reste à ce niveau ou si l’accusateur devrait être confronté au plaignant. Qu’à cela ne tienne, la police gabonaise, consciente des pressions politiques qu’elle est souvent amenée à subir, vient de marquer un point en sa faveur. Pour la suite, ça reste à voir !