Entendu depuis hier par les policiers de l’office anti-corruption de Nanterre dans une affaire de corruption supposée d’agent étranger, notamment au Togo et en Guinée Conakry, la garde à vue de l’homme d’affaires breton et trois de ses collaborateurs a été prolongée ce mercredi 25 avril.

Vincent Bolloré. © AFP

 

Les choses semblent se corser pour Vincent Bolloré. Entendu depuis hier, la garde à vue de l’homme d’affaires breton a été prolongée, a appris mercredi 25 avril Franceinfo de source judiciaire. Les policiers de l’office anti-corruption de Nanterre ont également souhaité entendre davantage Gilles Alix (directeur général du groupe Bolloré), Jean-Philippe Dorent (responsable du pôle international d’Havas) et Francis Perez (président du groupe Pefaco, société spécialisée dans l’hôtellerie et les jeux très implantée en Afrique).

Les quatre hommes sont soupçonnés de corruption dans le cadre de l’obtention par le groupe industriel de deux marchés portuaires à Conakry (Guinée) et à Lomé (Togo), en 2009 et 2010. Ils auraient utilisé sa filiale de communication Havas, pour obtenir la gestion des deux ports africains. En échange, Havas est soupçonné d’avoir assuré des missions de conseil et de communication pour aider des dirigeants africains à accéder au pouvoir.

Dans un communiqué, le groupe industriel a démenti, hier, que sa filiale de l’époque SDV Afrique ait commis des irrégularités. Pour lui, il n’y a pas lieu de faire un lien entre l’obtention de ces concessions et les opérations de communication d’Havas, qui «apporte son expertise dans le monde entier dans des conditions de transparence irréprochable».