La Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader) a ouvert le 17 avril à Oyem, les travaux de l’évaluation trimestrielle de ses activités. Elle a notamment mis en reliefs les résultats mitigés de l’année 2017.

Le P-DG de Sotrader à l’ouverture de la réunion trimestrielle, le 17 avril 2018 à Oyem. © Gabonreview

 

La Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader) a ouvert, le 17 avril à Oyem, les travaux de sa première réunion trimestrielle de l’année en cours. «Dans le cadre de notre fonctionnement, nous avons l’habitude d’organiser une réunion trimestrielle pour faire le point de nos activités», a déclaré le Président directeur général (P-DG) de Sotrader. «Et pour cette réunion du premier trimestre 2018, il s’agit de faire le bilan 2017 et celui du premier trimestre 2018», a ajouté Théophile Ogandaga, dont la société est chargée de la mise en œuvre de la Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (Graine), lancé en 2014.

Selon le patron de Sotrader, 2017 a été caractérisée par le lancement de la récolte dans le cadre du programme Graine. «L’année d’avant, en effet, en 2016, nous avons fait beaucoup de travail en termes d’aménagement de terre, de planting de banane et de manioc dans six provinces. Aujourd’hui, nous sommes déployés dans six provinces sur neuf, où nous avons aménagé plus de 1500 hectares de plantation», a expliqué Théophile Ogandaga. Celui-ci a cependant déploré les résultats mitigés des récoltes du manioc et de la banane.

En 2017, en effet, Sotrader a récolté seulement 1200 tonnes de banane et de manioc, alors qu’elle tablait sur une production de 12 000 tonnes. «Nous aurions pu mieux faire en termes de récolte. Mais nous avons été confrontés à un certain nombre de problèmes. Il s’agit notamment du conflit homme-faune dans l’Ogooué-Ivindo, où le tiers de nos plantations a été détruit par les éléphants ; le manque de productivités des partenaires avec lequel nous travaillons ; des erreurs techniques», a regretté le P-DG de Sotrader. «Nous avons tiré les enseignements de ces situations et sommes repartis de plus belle pour avoir de meilleurs résultats cette année», a espéré Théophile Ogandaga.

Serge Ndong lors de son mot de circonstance et différents plans de la salle. © Gabonreview

L’année dernière, Sotrader s’est également lancée dans la commercialisation de ses produits. Dans ce cadre, des entrepôts ont notamment été construits à Libreville pour y faciliter la commercialisation. «Nous avons mis en place aussi, quatre sites de commercialisation, chaque week-end, pour accueillir des produits agricoles en provenance de l’intérieur du pays. Nous allons également acquérir des camions pour le transport de la production. La commercialisation se passe pour le mieux. Toutefois, nous sommes encore confrontés au problème de prix», a souligné le P-DG de Sotrader.

Etalés sur quatre jours, la réunion trimestrielle de Sotrader passera également en revue un certain nombre de perspectives dans plusieurs domaines. Sur le plan agricole, notamment, la société s’est lancée dans la culture de nouveaux produits. A l’instar du maïs, très demandé localement par les éleveurs de bétail. «Jusqu’ici ils (les éleveurs, ndlr) se ravitaillent chez un distributeur à Libreville, mais à des coûts assez élevés. L’idée est donc de produire cet aliment localement pour qu’il soit accessible à moindre coût», a indiqué Théophile Ogandaga.

La coordination provinciale du programme Graine, pour sa part, s’est réjouie de la délocalisation des réunions trimestrielles, jusqu’ici organisées à Libreville. «La délocalisation en province de ces réunions participe à suffisance au développement du tissu économique local», a déclaré le coordonnateur provincial. «Le programme dont nous avons la charge est si complexe, qu’il est important que nous nous retrouvions très souvent pour solutionner les difficultés rencontrées sur le terrain», a affirmé Serge Ndong.

Et ce dernier de transmettre le souhait des coopératives de la province septentrionale : «Que les conclusions de cette rencontre ne soient pas que de la littérature, mais des mesures fortes pour remotiver les uns et les autres», a conclu le coordonnateur provincial du programme Graine dans le Woleu-Ntem.