Plombée par les nombreux impayés de l’Etat, la société française spécialisée dans la restauration collective va cesser ses activités dans l’Estuaire.

La société française va quitter l’Estuaire avec le licenciement prévu de plusieurs centaines d’employés. © investir.lesechos.fr

 

Les mauvaises nouvelles s’enchainent chez le représentant local du leader mondial des services de qualité de vie. En effet, Sodexo Gabon a annoncé, en février dernier, la fermeture de ses installations dans l’Estuaire, le 15 mars prochain. Selon l’entreprise française spécialisée dans la restauration collective et sous-traitant avec les compagnies pétrolières, les employés concernés ont jusqu’au 15 mars prochain pour vider les lieux.

Une procédure contestée en interne où, selon un responsable de la société, le dépôt du projet de licenciement entrepris par Sodexo est en violation avec le Procès verbal (PV) de conciliation conduit par les inspecteurs de travail et paraphé par le tribunal de travail de première instance, au terme du mouvement d’humeur du 4 novembre 2016.

Début août 2016, en effet, Sodexo révélait avoir subi d’importants problèmes de trésorerie avec, en prime, la perte de nombreux marchés, entrainant ainsi la réduction significative de son activité. La société avait ainsi décidé de réduire ses différents coûts de fonctionnement avec, entre autres, la suppression annoncée de 450 emplois.

Par ailleurs, l’autre conséquence du départ de Sodexo sera la fermeture des portes du centre de formation aux métiers de la restauration et de l’hôtellerie, ouvert en septembre 2012. «Après plusieurs années d’engagement sur la formation des métiers de l’hôtellerie et de la restauration au profit de la jeunesse gabonaise, nous arrivons au terme de cet ambitieux projet initié, à l’origine en partenariat avec l’Etat gabonais», a précisé la Direction des ressources humaines (DRH) de Sodexo, relayée par info241.com.

Dans le même sens, une source interne soutient que le matériel de Sodexo Gabon a déjà été vendu à une autre filiale de la société française basée au Congo, et qu’en plus, près de 20 travailleurs expatriés ont déjà quitté le Gabon pour leurs pays. En attendant, la cessation des activités a été différée pour des raisons contractuelles. Celle-ci interviendrait sans doute définitivement d’ici la fin d’année.

Les déboires actuels de la société des services de qualité de vie sont liés à conjoncture actuelle, mais aussi et surtout à l’ardoise colossale de l’Etat vis-à-vis de la société, de l’ordre de 10,5 milliards de francs CFA.