Au terme d’une visite sur les sites de construction de logements sociaux de Bikélé, le 30 juin, le collectif des acquéreurs et réservataires de ces habitations a réitéré sa détermination à rentrer en possession de celles-ci.

Liliane Mbazogue face à la presse, le 30 juin 2018 à Bikélé. © Gabonreview

 

Le collectif des acquéreurs et réservataires des logements sociaux de Bikélé a effectué une descente sur les sites de construction de leurs habitations, le 30 juin dernier. Sur les sites «Atlantique» et «Estuaire», le collectif a ainsi pu constater l’état d’avancement du chantier, loin de correspondre à leurs attentes, deux mois après leur précédente visite.

Vue de logements sur les sites «Estuaire» et «Atlantique». © Gabonreview

«Ce que nous constatons ne correspond pas à nos attentes», a regretté la vice-présidente du collectif. «Nous sommes présentement sur le terrain, sur le site Estuaire, seules cinq maisons sur 400 sont habitables. Sur le site Atlantique, nous avons constaté quelques travaux de correction, notamment au niveau des fenêtres. Mais là aussi, seules une dizaine de maisons sont quasiment prêtes. En gros, nous sommes loin d’atteindre le quota mensuel de 50 maisons, comme promis par le directeur général de la SNLS», a affirmé Liliane Mbazogue.

Il y a deux mois, en effet, le directeur général de la Société nationale des logements sociaux (SNLS) avait promis au collectif de livrer 50 maisons chaque fin de mois. Le tout en privilégiant les clients qui avaient déjà payé l’entièreté de leurs maisons. «Le collectif ne compte pas baisser les bras. Au contraire, il va fortifier le mouvement jusqu’à satisfaction complète de notre revendication : l’obtention de nos maisons. Il est vrai qu’au début, certains ont pensé à se faire rembourser. Mais depuis la mise en place du collectif, tout le monde s’est ligué pour l’atteinte de notre objectif commun», a souligné Liliane Mbazogue.

Dans le cadre de son action, le collectif a dit compter sur l’implication du ministre de l’Habitat, rencontré début juin. «Le ministre a été désolé de constater que nous sommes en attente des logements depuis quatre ans. D’autant que certains ont totalement réglé le montant relatif à l’acquisition, tandis que d’autres ont donné des avances ou fait des réservations», a indiqué la présidente du collectif. «Le ministre a promis suivre ce dossier avec attention, à condition que nous l’informions de nos actions. Le dossier avance, mais pas comme nous le souhaitons», a-t-elle conclu.

A ce rythme, la SNLS aura certainement du mal à tenir l’engagement de livrer l’ensemble des logements sociaux au plus tard en décembre 2018.