Sans satisfaction des points contenus dans son préavis de grève, expirant le 2 novembre, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) lancera une grève sur l’ensemble des installations de la Société gabonaise d’entreposage de produits pétroliers (SGEPP).

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La vague de mouvements de contestation dans le secteur vient de frapper la Société gabonaise d’entreposage de produits pétroliers (SGEPP) dont la direction générale, située à Owendo, a reçu un préavis de grève de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), le 25 octobre. Un préavis de grève qui expire le 2 novembre.

«Passé ce délai, l’Onep se réserve-t-elle le droit de lancer, en guise d’avertissement, une grève d’une durée de deux jours sur l’ensemble des installations de la SGEPP au Gabon, en cas de non satisfaction des attentes des employés», a averti le secrétaire général adjoint de l’Onep, chargé de la négociation et de la réglementation. A cet effet, Alain Mounguengui Oyembo est revenu sur les principaux points contenus dans le cahier des charges des employés.

Celui-ci comporte notamment des «préalables dont la satisfaction est la condition sine qua non à l’entame de tout autre point», a insisté. Alain Mounguengui Oyembo. Parmi ces préalables figure le bonus de bonne préparation, axé autour de l’octroi de douze mois de salaire brut. L’on note également le congé technique. Soit l’allocation de 80% du salaire de base, avec l’intégralité des primes, indemnités et avantages sociaux non liés à la présence au poste.

Autre préalable mis avant par l’Onep, le licenciement pour motif économique : accompagnement social comprenant un bonus de séparation de 48 mois de salaire brut, le rachat des prêts et le maintien de l’assurance maladie sur un an. Selon l’Onep, les employés de la SGEPP accordent aussi un point d’honneur au départ négocié ou volontaire. Ce dernier point s’articule autour du bonus de séparation de 36 et 48 mois de salaire brut (dans le cadre du plan social), le rachat des prêts et le maintien de l’assurance maladie sur an.

Une fois ces préalables satisfaits, les négociations pourraient alors porter sur certains «points de droit». A l’instar du rétablissement des droits acquis en 2009 (augmentations et promotions supprimées unilatéralement en janvier 2010). Et la régularisation de l’ancienneté, avec paiement rétroactif des indemnités qui y sont liées (non prise en compte de l’ancienneté depuis la période de stage) de certains agents.