Les agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), membres du Syndicat national des travailleurs du secteur eau et électricité (Syntee+), ont annoncé ce 6 novembre à Libreville, la reprise de leur grève suspendue quatre jours plus tôt.

Avec toutes les difficultés qu’il y a déjà à disposer régulièrement de ces ressources, la grève du Syntee+ risque d’entrainer la population vers l’enfer de l’eau et de l’électricité. © Gabonreview

 

Quatre jours après la suspension de leur mouvement, les agents de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), membres du Syndicat national des travailleurs du secteur eau et électricité (Syntee+), ont relancé leur grève, le 6 novembre à Libreville. Les agents ont justifié leur décision en invoquant «le blocage, depuis 72 heures, des négociations sur le point 1».

En décidant de la reprise de la grève, le Syntee+ a annoncé le calendrier du service minimum durant le mouvement. L’on note que la production d’eau et d’électricité se fera, selon les syndicalistes, sur l’étendue du territoire de 7 heures 30 à 20 heures. Pour la distribution, il y aura une équipe en eau et une en électricité dans toutes les localités du pays, de 7 à 15 heures.

D’Oyem à Port-Gentil, Makokou, Ndjolé, Tchibanga, Mouila, Franceville, en passant par Bitam, Koulamoutou et Ntoum, le service minimum sera assuré, pour chacune d’elle, avec une caisse de 7 h 30 à 12 h00. Il en sera de même pour Libreville et ses environs.

Le Syntee+ réclame le payement des allocations et autres prestations de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS); le payement avec effet rétroactif de la 3e tranche de la prime de logement, la prime d’eau et d’électricité du bonus des agents partant à la retraite ; l’application sans restriction des données issues des évaluations des agents.

A ces revendications s’ajoutent : l’externalisation du centre des appels, l’application des recommandations de l’audit interne de la Division bâtiments et services généraux (DBSG) et la gestion discriminatoire des carrières des agents. Les agents exigent par ailleurs un audit sur la géolocalisation.

Si les choses ne bougent pas, les membres du Syntee+ assurent que ce service minimum sera restreint au cas par cas, selon les situations.