Qualifiés d’«arnaque», les nouveaux taux de prélèvement appliqués aux salariés ont été rejetés par la confédération syndicale.

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Pas d’accord ! Telle est la position de la Dynamique unitaire (DU), après la présentation de nouveaux de taux de cotisations des secteurs privés, publics et parapublics, le 10 février à Libreville ; à l’issue d’une rencontre entre la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) et les représentants des confédérations syndicales.

«Le pseudo conclave entre le directoire de la CNAMGS et certains syndicats qui représenteraient les travailleurs, alors que les travailleurs ne se reconnaissent pas en eux car, n’ayant aucun poids réel sur le terrain est une duperie», a déclaré DU dans un post sur Facebook, le 11 février. «Ces fameux syndicats qui sont allés cautionner les taux de prélèvement de 2,5% mensuel sur les salaires des agents de l’État, l’ont fait en leurs noms et non au nom des travailleurs», a poursuivi le groupement syndical.

24 heures plus tôt, en effet, la CNAMGS avait annoncé que les nouveaux taux de cotisations, entrés en vigueur le 1er janvier 2017, sont désormais fixés à 5% pour l’employeur dans le secteur public contre 4,1% dans les secteurs privés et parapublics,  2,5% pour l’employé dans le secteur public contre 2% dans les secteurs privés et parapublics. Des seuils de cotisations validés par les représentants syndicaux présents à cette rencontre.

«Nous rejetons cet accord sur fond de corruption qui va davantage précariser et paupériser les agents de l’État, qui tirent déjà le diable par la queue», a déclaré Dynamique unitaire, dénonçant déjà le taux de 2,5%, un des points de revendications de sa grève générale actuelle. Ainsi, elle s’en tient uniquement au taux de 1,5% conclu d’accord parties, lors du dialogue d’Angondjé.

Cette confédération syndicale affirme que ces syndicats qui ont promis aller convaincre leurs membres, ont menti au directoire de la CNAMGS car, n’ayant pas de membres. «S’ils n’ont pas de membres, ils vont alors convaincre quels travailleurs ?», «La Confédération syndicale de l’administration publique (Cosynap) qui a discuté avec le directoire de la CNAMGS représente quels agents de l’État ?», «Veut-on réellement la paix sociale dans notre pays ?», s’est interrogé le groupement syndical.

«Le taux de prélèvement de 2,5% ne passera pas», a insisté Dynamique, déplorant par ailleurs le fait de ne pas avoir été associée à cette rencontre avec la CNAMGS. Déterminée à refuser cette «nouvelle arnaque», elle a convié ses membres à une assemblée générale, ce 13 février à Libreville.