On en sait un peu plus sur l’opération de renforcement du dispositif sécuritaire lancé le 28 mai sur l’ensemble du territoire national. Une mission de sécurisation visant à «garantir la sécurité des personnes et des biens, de maintenir l’ordre public» et «assurer le bon fonctionnement des institutions de la République», a expliqué l’Etat-Major de la police.

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Depuis le 28 mai, le dispositif sécuritaire a été renforcé à Libreville. Selon une note de service de l’Etat-Major des Forces de police nationale (FPN), datée du 30 mai, il s’agit d’une mission de sécurisation lancée sur l’ensemble du territoire national.

Initiée depuis le 28 mai, elle vise à «garantir la sécurité des personnes et des biens, de maintenir l’ordre public» et «assurer le bon fonctionnement des institutions de la République». Comme beaucoup ont pu le constater sur le terrain, la mission est menée conjointement par la police et la gendarmerie nationale. Appelée «Renforcement du dispositif sécuritaire sur l’ensemble du territoire national», l’opération est placée «sous le commandement du Colonel Georges Bongo Alila, chef d’Etat-major des polices urbaines, secondés par les directeurs généraux des polices urbaines selon leurs zones de compétences».

Dans le cadre de cette mission, des consignes précises ont été données aux agents des forces de défense et de sécurité. Si aucune information n’a filtré sur la date à laquelle l’opération prendra fin, celle-ci sera par ailleurs prononcée par le commandant en chef des FPN. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que depuis le 28 mai, la mise en place du dispositif sécuritaire s’achève à 5 heures du matin. Même si l’heure de levée du dispositif n’a pas été communiquée. Sur le terrain, les policiers et gendarmes en mission se doivent d’observer trois règles strictes : sécurité, probité et courtoisie pendant les heures d’intervention.

Dans le même sens, il est signifié aux agents des forces de défense et de sécurité que «l’usage des armes ne peut se faire sur ordre ou en cas de légitime défense». Tout comme il leur est conseillé, en cas d’interpellation, d’observer les consignes prévues par le Code de bonne conduite n°032/MDN du 10 janvier 2016. Et si infraction avérée (délit, crime) il y a, il est demandé aux agents sur le terrain de saisir le procureur de la République en charge de la circonscription. Aussi, «les auteurs de délits routiers seront conduits aux commissariats pour s’acquitter des amandes y relatives», a souligné l’Etat-Major des FPN.

Le déroulement de cette opération d’envergure fera l’objet d’un «rapport exhaustif». Pour l’heure, elle suit son cours avec tout ce qu’elle comporte comme avantages et aléas.