Conformément à sa mission qui consiste à l’évaluation et la prévention des risques nutritionnels et sanitaires des aliments, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) vient de procéder à la saisie et la destruction d’un important stock de produits alimentaires et phytosanitaires à Libreville, Bitam et Port-Gentil.

© D.R.
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Garante de la sécurité sanitaire et de la santé publique, l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) vient d’initier une action d’envergure dans ce sens. Par un communiqué publié le 16 juillet dernier, son directeur général, Sylvain Patrick Enkoro, annonce la saisie et la destruction «des produits alimentaires et phytosanitaires divers pour non conformité critique aux exigences de sécurité sanitaire en vue de préserver la santé publique».

Il s’agit notamment de 22,44 tonnes de produits carnés dans les commerces de Libreville, pour insalubrité ; 3823 œufs sur alvéoles à Bitam, en application des dispositions réglementaires en vigueur ; 21,817 tonnes de fruits et légumes divers au port de Port-Gentil pour rupture de la chaîne de froid, blettissement et putréfaction. Par ailleurs, poursuit le communiqué, «2500 cartons de poisson tilapia en contenant multimodal provenant de Chine ont été saisis pour absence de certificat sanitaire et font l’objet d’un processus de refoulement».

Une belle initiative pour cet établissement public à caractère industriel et commercial, qui entend prendre toute sa part à la réalisation du plan d’urgence de sécurité alimentaire qui vise à réduire de 5%, par année, les importations de certains produits alimentaires de base comme le riz, la viande et les légumes, entre autres.

Par ailleurs, dans l’exécution de sa tâche, l’Agasa lutte contre les produits dangereux, soit par leur saisie soit par leur destruction afin d’éviter toute pollution du marché alimentaire. A ce titre, Sylvain Patrick Enkoro a invité «les populations à redoubler de vigilance au moment de l’achat des produits alimentaires et de bien vouloir se rapprocher de ses services compétents en cas de doute».