Les communes de Libreville et d’Akanda sont à nouveau confrontées à l’amoncèlement des ordures ménagères dans les rues. La société Averda accuse la météo.

Un agent de la société Averda, en octobre 2016 à Libreville. © Gabonreview

 

Averda aurait-elle décidé de cesser ses activités dans le pays ? L’annonce, la semaine dernière, d’une potentielle concurrence emmenée par le chinois Shandong Manguo Kangjie Sanitation Group dans le domaine de la collecte et la valorisation des ordures ménagères au Gabon l’aurait-elle décidée d’aller voir ailleurs ? La société marocaine réclamerait-elle à nouveau le paiement d’une dette à l’Etat gabonais ? Ces questions, les habitants de Libreville et d’Akanda se les posent depuis quelques jours. Pour cause : l’amoncèlement des ordures ménagères a fait son retour le long des voies de ces deux communes. Averda ne ferait plus convenablement son travail. Au ministère de l’Intérieur, des éclats de voix n’ont pas tardé à se faire entendre, et l’ont évoque «une situation préjudiciable à la santé publique».

Seulement, conviés à une «réunion d’urgence» mardi 12 décembre pour s’expliquer, les responsables d’Averda ont rejeté la faute sur la météo. Une raison qui a semblé convaincre Lambert Noël Matha. «La situation actuelle, a expliqué le ministère de l’Intérieur, est consécutive à la forte pluviométrie observée ces derniers temps ; toute chose qui a fortement dégradé et rendu inaccessible la décharge de Mindoubé».

Si, pour pallier ses difficultés d’accès à la décharge de Mindoubé, Averda a choisi de dépoter provisoirement les ordures collectées à son siège, elle n’a pas manqué de s’attirer la colère des populations résidant près dudit siège sis à Mindoubé dans le 5e arrondissement de la commune de Libreville. Depuis, elle avait renoncé, préférant attendre une météo plus clémente.

Il n’empêche, craignant un risque pour la santé publique, le ministre de l’Intérieur a arrêté trois principales mesures devant permettre de résorber le problème : «le reprofilage urgent de la voie d’accès à la plateforme de dépotage, le renforcement immédiat des capacités techniques et logistiques permettant le désengorgement de la plateforme, l’élargissement de la décharge pour répondre à l’augmentation du volume des déchets». Tout devrait revenir à la normale avant la fin de la semaine en cours. Du moins, on l’espère.