L’itinéraire choisi pour le marathon de Libreville a reçu une cure afin de fournir aux athlètes des conditions de course acceptables.

Les nids de poules bouchés sur l’itinéraire du marathon. © Gabonreview

 

L’événement sportif de cette fin d’année au Gabon s’est heureusement déroulé sur un bitume presque normal, grâce à l’entreprise Gabon routes et ouvrages d’art (Groa). Le 27 novembre dernier, elle s’est démenée à reboucher les nids de poule présents le long du parcours emprunté par les coureurs, du Boulevard Triomphale Omar Bongo, en passant par derrière la prison, trois-quartiers, etc. Ce qui donne à nouveau aux automobilistes plaisir à circuler.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, ces crevasses datant de bien longtemps et qui causent d’embouteillages au quotidien, n’ont pourtant pas suscité des réparations depuis. Il a suffi l’instant d’une soirée pour que nids de poules et rues complètement délabrées prennent de l’allure, afin que la course ait lieu dans des conditions acceptables. Normal, l’événement vend au monde une image du Gabon qui doit paraître reluisante.

Sans laisser dire que ces travaux de réfections n’ont rien coûté, il semble évident que la capacité du gouvernement à reboucher certaines voies détériorées ne se limite pas au trajet de ce marathon. L’effort consenti peut très bien s’étendre dans les quartiers où il est pénible de circuler, en raison des rues délabrées.

Les usagers des routes des quartiers Nzeng-Ayong, Ozangue, Venez-voir, et consorts, qui font la grise mine, seraient bien heureuses de voir l’entreprise Groa passer quelques nuits à s’occuper de leurs routes. L’activité économique déjà plombée par la crise financière que connaît le pays, est davantage ralentie par la qualité des infrastructures routières, vecteurs importants des échanges marchands.

Auteur : Alain Mouanda