En visite sur le chantier de la route PK 12-PK 105, le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, Christian Magnagna, a estimé que des problèmes techniques sont à l’origine de la non-livraison du tronçon routier PK5 – PK12.

L’incivisme de la population évoquée par le ministre de l’Equipement et des Infrastructures, Christian Magnagna, pour justifier les retards dans la livraison de l’axe PK5- PK 12. © Facebook/ANGTI

 

Le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, Christian Magnagna, avait annoncé en mai et juin 2018, la livraison du chantier de l’axe PK5-PK12 pour fin septembre dernier. Passé ce délai, et face à l’avalanche de récriminations, il tente de rassurer les usagers.

Après une visite de terrain, en début de semaine, entre le PK 12 et le PK 35, Christian Magnagna s’est prononcé sur le retard de la livraison de ce chantier. Plusieurs raisons ont été évoquées pour justifier cet ajournement de l’agenda. L’incivisme de la population a particulièrement été relevé. «Le tronçon PK5 – PK12 qui devrait être livré fin septembre a tout simplement rencontré des problèmes techniques liés à l’incivisme des populations qui occupent anarchiquement les trottoirs», a expliqué le ministre des Infrastructures.

Toutefois, les usagers restent sceptiques, «on ne peut pas justifier ce retard, qui date des années, par le fait de l’incivisme de la population». Pour une petite manifestation, ils nous disent souvent «force reste à la loi !». Pourquoi cette loi ne fait pas ce qu’il faut faire ?», s’est interrogé un usager de cette route. «Si l’Etat reconnaît avoir indemnisé les riverains de l’axe PK5 – PK12, il devrait agir sans sourciller», ajoute un autre. «Cette réponse du ministre fait réfléchir. Si l’incivisme se poursuit, la route ne sera jamais livrée ?».

Quoi qu’il en soit, le ministre a, une nouvelle fois, déclaré que le chantier devra «être livré d’ici à quelques semaines». Il a en outre indiqué qu’ils veulent «donner une nouvelle impulsion à l’ensemble du tronçon routier national». Raison pour laquelle, a-t-il ajouté, ils procéderont, «très prochainement, au lancement de la réhabilitation des voiries de la capitale avec l’entreprise Colas, qui débutera dans le premier arrondissement de Libreville».