A l’issue de six étapes relevées et riches en émotions, la 12e édition de la compétition cycliste a été remportée par Yohann Gène. Retour sur les grands moments de la compétition.

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Comme à l’accoutumée, l’ambiance des grands rendez-vous de la petite reine était de la partie à la Tropicale Amissa Bongo 2017, organisée du 27 février au 5 mars. Pour cette 12e édition, sept étapes totalisant près de 1000 km était au programme, avec un panel de coureurs tout aussi relevé que lors des premières éditions.

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La compétition a ainsi démarré sur les chapeaux des roues avec l’étape Moanda-Akiéni (150 km), le 27 février. Un premier acte ayant mis aux prises cinq équipes professionnelles neuf sélections nationales. Cette étape a été remportée en 3h42’59’’ par Aristi Gardoki Mikel (Delko Marseille Procence). «C’est la première fois que je viens courir en Afrique et je suis heureux de gagner tout de suite», a déclaré le vainqueur d’étape. Bien aidé par ses coéquipiers sur les derniers kilomètres, l’Espagnol de 27 ans s’est imposé devant le Français Tony Hurel (Direct Energie), réalisant cependant le même temps que son devancier. Un raté qui motivera le Français pour la suite.

En effet, ayant raté de peu la première étape, le coureur de Direct Energie a pris sa revanche le lendemain, le 28 février, sur le parcours Léconi-Franceville. Longue de 98 km, cette étape a été remportée par Tony Hurel, grâce au formidable travail de son coéquipier Thomas Voeckler ayant travaillé dans le final, en préparant le terrain du sprint final dans la dernière montée, sur les hauteurs de Franceville. «C’est une belle revanche par rapport à hier», s’est félicité le Français de 29 ans. A ce moment de la compétition, il est maillot jaune, talonné par Gardoki Mikel.

Grand artisan de la victoire de son coéquipier sur la deuxième étape, Thomas Voeckler s’est incliné sur la troisième, Mounana-Koulamoutou (157 km), le 1er mars. Le Français s’est vu dicter sa loi par le Biolérusse Stanislau Bazkhou (Minsk Cycling), lors du sprint mémorable dans les rues de Koulamoutou. Bien aidé par les conseils de son entraineur Yauheni Hutarovich, ancien vainqueur d’étapes sur la Tropicale, Stanislau Bazkhou s’est extirpé très tôt du peloton, sans céder aux attaques de son poursuivant. Il a ainsi remporté l’épreuve en 4h04’30’’. «C’est un grand bonheur pour moi (…) Aujourd’hui, Vorganov qui a grande expérience m’a beaucoup aidé dans le final pour bien lancé le sprint», a lancé le vainqueur de l’étape, désormais maillot jaune à ce moment de la compétition.

Un classement qui restera en l’état jusqu’à la cinquième étape, la quatrième ayant été avortée. En effet, prévu entre Fougamou et Lambaréné, le 2 mars, le parcours de 110 km a été annulé en raison d’un «incident technique survenu sur l’un des avions devant transporter les coureurs de la province du Haut-Ogooué vers Lambaréné», a expliqué l’organisation. Après ce léger couac, les choses sont reparties de plus belle sur la cinquième étape, le 3 mars, entre Lambaréné et Kango, longue de 144 km. Un parcours ayant consacré le Yohann Gene, s’emparant au passage du maillot jaune.

Le Français de Direct Energie s’est ainsi adjugé sa septième étape sur la Tropicale en neuf participations, sa quatrième à Kango. Une victoire rondement préparée par l’équipe du vainqueur ayant bien piégé Stanislau Bazkhou, ce dernier s’étant résolu à lâcher prise dans l’échappée. «L’équipe a fait un très bon boulot aujourd’hui (…) Bazkhou ne pouvait pas surveiller tout le monde dans l’échappée, car on était quatre de l’équipe. Je savais que si on réussissait à lui prendre trente secondes, ce serait fini pour lui», a analysé Yohann Gene, qui a pris une sérieuse option sur la victoire finale, déjà remportée en 2013.

Toutefois, l’on est encore loin de cette issue avec l’équipe Minsk Cycling, qui a encore fait parler d’elle sur l’avant dernière étape, le 4 mars. Sociétaire de cette équipe, le Biélorusse Oleksandr Golovash a remporté l’épreuve de 133 km entre Akanda et Libreville, s’adjugeant, en plus du maillot orange du vainqueur d’étape, celui de la combativité. Toujours maillot jaune à l’issue de cette étape, Yohann Gene n’a pas pris beaucoup de risque dans le peloton, bien aidé également par ses coéquipiers de Direct Energie. Cette journée a par ailleurs été marquée par la remise officielle du trophée de cycliste africain de l’année, à l’Erythréen Okubamariam Tesfom de l’équipe InterPro Cycling Academy.