Blessé depuis plus de deux ans, l’ancien défenseur des Panthères du Gabon s’est récemment fait opérer du genou. Rien ne dit qu’il reprendra de l’activité avant la fin de l’année.

Remy Ebanega : «Notre football a besoin d’être repensé !» ©. D.R.

 

Absent des terrains de football depuis sa dernière blessure en mars 2014, Remy Ebanega pourrait renouer avec le jeu dans plusieurs mois. C’est du moins ce que ses fans espèrent, d’autant que l’ancien international gabonais a commencé, le 13 janvier, une rééducation au Centre européen de rééducation du sportif (CERS) à Capbreton (France). Il a été opéré le 10 janvier à l’hôpital Ambroise Paré de Boulogne Billancourt, d’une allogreffe méniscale au genou droit. Une intervention ayant nécessité 20 mois d’attente en raison d’une absence de donneur.

Remy Ebanega sur son lit d’hôpital, après l’opération. © D.R.

S’il a indiqué que son opération a été menée «avec succès», l’ancien défenseur central des Panthères du Gabon, président de l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG), n’a pas moins adressé quelques pics à l’endroit des dirigeants du football de son pays. Sur son compte Facebook, Remy Ebanega a notamment tenu, ironiquement, à «donner de (ses) nouvelles à (sa) Fédération (Fegafoot) qui ne (le) connaissait que quand (il était) apte et disponible pour ‘‘mouiller le maillot’’ en équipe nationale».

En convalescence pour quelques mois encore, les «pensées» du footballeur de 27 ans «vont directement au footballeur évoluant au Gabon, qui n’a ni sécurité sociale ni assurance maladie. Où, après une blessure grave (blessure que Voltarene ne guérit pas), il se retrouve abandonné à son propre sort». Pour le sociétaire du CA Bastia qui ne connaît que trop bien les «conséquences directes» de l’absence de responsabilités des dirigeants du football au Gabon, sa situation devrait servir d’exemple à ses collègues évoluant au pays. «Je ne me lasserai pas de dénoncer ces conditions de travail des footballeurs au Gabon, pour une prise de conscience collective (…). Ce football a besoin d’être repensé».