L’emprunt obligataire par appel public à l’épargne du Gabon, pour la période 2017, a été présenté aux investisseurs nationaux, le 22 novembre à Libreville. «Il s’agissait de partager et définir les caractéristiques de l’émission obligataire et de la situation récente de l’économie», a soutenu le ministre de l’Economie.

Le ministre de l’Economie, Régis Immongault, le 22 novembre 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Lancé le 17 novembre à Brazzaville, l’emprunt obligataire par appel public à l’épargne du Gabon, pour la période 2017, a été présenté aux investisseurs nationaux, le 22 novembre à Libreville. Un exercice auquel se sont prêtés le ministre de l’Economie et le directeur général de la Dette. D’un montant de 100 milliards de francs CFA, l’emprunt s’étend du 17 au 30 novembre, avec un taux d’intérêt de 6,5% net par an sur cinq ans.

A cette occasion, le membre du gouvernement est revenu sur les enjeux de cette rencontre avec les opérateurs économiques. «Il s’agissait de partager et définir les caractéristiques de l’émission obligataire, la situation récente de l’économie. Et de voir comment le nouvel emprunt s’intègre dans le cadre de la dette gabonaise. Je précise qu’aujourd’hui, nous avons également une stratégie consistant à pouvoir maitriser cette dette», a affirmé Régis Immongault.

Selon le ministre de l’Economie, il s’agit à la fois d’un endettement intérieur et extérieur pour accélérer les programmes d’investissement. En effet, les fonds levés serviront de manière générale à l’amélioration des infrastructures déjà existantes et à la création de nouvelles, conformément au Plan stratégique Gabon émergent (PSGE).

Par ailleurs, a insisté Régis Immongault : «Cet emprunt s’inscrit dans le cadre de la Loi des Finances rectificative 2017. Nous faisons cette émission obligataire pour pouvoir boucler le financement du budget. Dans ce budget, en effet, nous avons inscrit les opérations essentielles en matière d’infrastructures, une stratégie de désendettement vis-à-vis des créances intérieures. Nous sommes donc aujourd’hui dans la phase ultime en ce qui concerne un financement par appel public à l’épargne. Cela permet par ailleurs de faire vivre le marché financier sous-régional».

Ce dernier a aussi insisté sur le taux d’intérêt et la signature de l’Etat gabonais, pour rassurer les souscripteurs. «Nous pensons que ce taux est suffisant. Et surtout que la signature de l’Etat est très bonne : jusqu’ici, il n’y a pas de défaut. Le Gabon a été le premier pays à émettre sur le marché financier régional en 2007 (…) Cette signature de l’Etat gabonais est respecté et doublée d’un taux d’intérêt attractif. Nous pensons que ces éléments encourageront les personnes physiques et morales à acheter le titre gabonais. Le Gabon est un bon risque», a soutenu Régis Immongault.