A la faveur d’une séance de travail à Libreville avec Ali Akbar Onanga Y’Obegue, la directrice des opérations de la Banque mondiale, Elisabeth Huybens, a assuré le gouvernement du soutien de son institution dans la conduite des réformes initiées en juin dans la fonction publique.

Elisabeth Huybens, la directrice des opérations, a assuré le gouvernement gabonais du soutien de la Banque mondiale dans les réformes de la fonction publique (photo d’archives). © Gabonreview

 

Décriées par une partie des agents de l’Etat, les réformes initiées en juin dans la fonction publique ne bénéficient pas moins du soutien des partenaires financiers et techniques internationaux du Gabon. Près de deux mois après l’annonce des mesures gouvernementales visant les agents de l’Etat, le pays vient de recevoir le soutien officiel de la Banque mondiale, dont la directrice des opérations est actuellement en visite de travail à Libreville.

Au cours de son récent entretien avec le ministre de la Fonction publique, Elisabeth Huybens a, en effet, jugé «très importantes» ces réformes. D’autant qu’elles permettront d’«assurer des services publics de plus grande qualité et efficacité au Gabon». En cela, la directrice des opérations a affirmé que la Banque mondiale accompagne déjà le gouvernement gabonais, notamment dans la définition des fonctions à pourvoir ainsi que la gestion de la masse salariale, des ressources humaines et du recrutement. Pour Elisabeth Huybens, il s’agit là, «des éléments très importants pour le fonctionnement d’un Etat».

Pour sa part, tout en sollicitant un accompagnement de la Banque mondiale dans l’application des mesures ne faisant pas partie du cahier des charges initial, Ali Akbar Onanga Y’Obegue a indiqué à son hôte que celles-ci sont faites pour le bien des Gabonais en général et des fonctionnaires en particulier.

«Ces réformes, s’est défendu le ministre de la Fonction publique, sont d’abord faites au profit de l’agent public et de l’usager du service public. Il s’agit d’améliorer la qualité du service public rendu et d’améliorer les conditions de travail de l’agent public, donc il ne saurait être question de penser que ces réformes sont faites contre l’agent public tout au contraire.»