Auditionné le lundi 4 juin au Sénat, le ministre d’Etat à la Communication, Guy-Bertrand Mapangou a informé que la Redevance audiovisuelle et cinématographique (RAC) rapportait chaque mois environ 100 millions de francs FCFA à l’Etat.

La collecte de la Rac est estimée à environ 100 millions de francs par mois. © LeMaire/Zeppelin/SIPA

 

Mise en place le 1er janvier dernier, la RAC aurait déjà permis à l’Etat gabonais de récolter une importante cagnotte. Certains l’estiment à plus de 500 millions de francs CFA depuis le début de la collecte par les opérateurs Canal+, Satcon et TNT Africa. Auditionné, le 4 juin, Guy-Bertrand Mapangou a informé les sénateurs de ce que cette taxe imputable aux abonnés permettait à l’Etat de récolter «environ 100 millions de francs par mois».

Le ministre d’Etat à la Communication n’a pas manqué de démentir les rumeurs circulant autour de cette redevance, dont l’opérateur Canal+, avec ses abonnés estimés à 270 000 à travers le pays, est le plus gros collecteur. Si l’opérateur français de télévision cryptée payante collecte environ 135 millions de francs par mois, Guy-Bertrand Mapangou a assuré que la RAC ne totalise pas 1 milliard de francs comme le prétendent certains.

Le ministre a également tenu à préciser que la RAC, telle qu’inscrite dans le nouveau Code de la Communication qu’il a défendu devant les sénateurs, «n’est pas destinée à payer des indemnités, des primes ou des salaires». Pour le Porte-parole du gouvernement, «la RAC est destinée à améliorer l’outil de production et de diffusion, pour améliorer les conditions de travail des professionnels de la communication».