A la faveur d’une table-ronde organisée par le Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale (CNUCDH-AC), le rôle des acteurs non-étatiques dans la promotion de la démocratie a été passé au crible.

Une scène de la «table-ronde» du 28 septembre 2015 à Libreville. © Gabonreview

Une scène de la «table-ronde» du 28 septembre 2015 à Libreville. © Gabonreview


 
Organisée le 28 septembre dernier à Libreville par le Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique centrale (CNUCDH-AC), dans le cadre de la célébration en différé de la Journée internationale de la démocratie (JID), une table-ronde a réuni une vingtaine d’organisations de la société civile, notamment Brainforest, «Samba Mwana» ou la Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Gabon. Au centre des débats : la place de la société civile dans la promotion de la démocratie. Une thématique qui, selon les initiateurs, compte parmi les principales préoccupations du moment, notamment à quelques mois de la tenue de l’élection présidentielle, et au regard du positionnement des uns et des autres. Un clin d’œil au thème général choisi par l’Onu pour l’édition 2015 de la JID : «Quel place pour la société civile ?»
Vue de quelques participants. © Gabonreview

Vue de quelques participants. © Gabonreview


Pour le CNUCDH-AC, dont le but était de stimuler la réflexion sur ce thème, il s’est agi de montrer les limites de l’action de certaines organisations, tout en leur faisant quelques recommandations pour une meilleure efficacité sur le terrain. D’autant qu’elles apparaissent de plus en plus comme «le relai entre la base constituée des citoyens et le sommet représenté par les dirigeants». Rappelant leur rôle de «partenaires et contrôleurs de l’Etat», le CNUCDH-AC estime que les organisations de la société civile pèchent par leur trop grand rapprochement avec les politiques, au point de confondre leur prise de parole à une forme de militantisme. De même qu’il a été souligné le défaut de spécialisation, leur difficulté à mettre en place une gestion autonome et libre. Un point sur lequel les participants ont exprimé leurs divergences. Si pour les uns, à l’instar de Marc Ona Essangui, l’Etat a obligation de subventionner les organisations de la société civile qui l’aident à gouverner en lui faisant des propositions et en lui montrant ses faiblesses, pour les autres, le financement par l’Etat peut apparaître comme un moyen d’assujettir la société civile qui doit librement jouer son rôle d’intermédiation.
Dans la foulée, les débats ont également porté sur une hypothétique neutralité de la société civile et sur la prise en compte de la nécessité d’un réseautage en vue d’une plus grande efficacité. «Pour avoir une société civile agissante, il faut qu’elle soit informée des décisions prises à tous les niveaux de décision, pour éviter d’être surprise et dans l’objectif d’être capable d’anticiper», ont indiqué les initiateurs de la table-ronde, non sans féliciter la société civile pour sa forte implication dans la promotion de la démocratie.
 

 
GR
 

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