Finaliste du Prix découvertes RFI 2016, la chanteuse gabonaise aux multiples facettes, auteure de l’album «Mes couleurs», compte sur le vote de ses fans du Mali et du Gabon pour l’emporter sur ses neuf concurrents. La fin des votes est prévue pour le 19 octobre 2016.

Pamela Badjogo Mapaha, finaliste au Prix découvertes RFI 2016. © D.R.

Pamela Badjogo Mapaha, finaliste au Prix découvertes RFI 2016. © D.R.

 

Après de nombreuses collaborations en tant que choriste, aussi bien au Gabon (Studio Mandarine) qu’au Mali où elle est installée depuis onze ans, Pamela Badjogo s’est lancée dans une carrière solo en 2015 avec son premier album intitulé «Mes couleurs». Et depuis, son abnégation au travail lui a valu de parvenir jusqu’à la finale du Prix découvertes RFI 2016, dont les votes courent jusqu’au 19 octobre 2016. Pour l’emporter sur ses neuf concurrents, la jeune chanteuse gabonaise compte sur le soutien de ses fans du Mali et du Gabon.

Pamela Badjogo Mapaha, finaliste au Prix découvertes RFI 2016. © D.R.

Pamela Badjogo Mapaha, finaliste au Prix découvertes RFI 2016. © D.R.

L’histoire d’un projet «fou»

En lançant en ligne le projet de financement participatif de son premier opus en 2015, peu avaient parié sur le succès de cette opération impliquant les internautes, mélomanes et amateurs de musique afro-jazz. Pourtant, si le talent de Pamela Badjogo Mapaha a le don de forcer l’admiration, l’adhésion des internautes s’est rapidement faite et la collecte des fonds, initialement prévue pour s’arrêter à 4000 euros pour le financement du pressage des CD et la réalisation des supports de communication et de promotion, s’est achevée au bout de 45 jours, avec une certaine réussite : 4 260 euros collectés.

Quelques mois après, la jeune chanteuse gabonaise mettait sur le marché son premier album solo, intitulé «Mes couleurs». Un défi pour celle dont le départ pour le pays de Salif Keita était initialement prévu pour des études de biologie, notamment pour la finalisation d’un projet sur le paludisme. Mais Pamela Badjogo, ce sont plusieurs cordes à un arc, et de nombreuses couleurs en un unique personnage. La chanteuse a notamment prêté sa voix dans le film Kirikou et la sorcière. Durant quatre ans elle a animé «Artiste à la une», une émission culturelle hebdomadaire sur la chaîne panafricaine Africable. Elle est depuis deux ans la correspondante au Mali de l’émission «Plus d’Afrique» sur Canal+. Elle fut également membre du groupe Bamakool Jazz, qui a enflammé les scènes du Mali en 2011 et 2012.

Un album et des espoirs

A travers l’album «Mes couleurs» produit avec le soutien de l’Institut français du Mali, fortement influencé par le style vocal de la chanteuse de jazz américaine Dee Dee Bridgewater, la jeune gabonaise âgée d’une trentaine d’années, espère imposer son nom sur la scène musicale africaine et internationale. Le Prix découvertes RFI 2016 apparaît comme une belle opportunité pour y parvenir. Le fin mélange de sonorités proposées dans l’opus, notamment les titres «Koule» et «Bamakool», où elle mêle Bakaningui, une langue du Gabon, aux dialectes maliens, sont autant de raisons de donner sa chance à l’ancienne choriste, arrivée 2e au terme de l’émission «Case Sanga», une sorte de Star Academy malien.

Pour voter pour Pamela Badjogo : http://www.prixdecouvertes.com/fr/vote