Le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), organisent du 31 juillet au 1er août à Libreville, un atelier sous-régional de renforcement de la coopération entre les Etats de l’Afrique centrale et la société civile en matière d’alerte précoce et de prévention des conflits.

Le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, Francois Lounceny Fall, et les certains participants de l’atelier Libreville le 31 juillet 2017. © Gabonreview

 

Libreville abrite du 31 juillet au 1er août, un atelier sous régional sur le thème de «Renforcement de la coopération entre la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale et la société civile en matière d’alerte précoce et de prévention des conflits en Afrique centrale».

Organisé par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA) et la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), cet atelier regroupe les représentants de la société civile de 11 Etats membres de la CEEAC, issus des organisations ou des réseaux œuvrant dans l’alerte rapide ou la prévention des conflits.

Prennent également part à cet échange, les représentants des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest ayant une expertise dans les domaines visés, ainsi que le personnel du Secrétariat général de la CEEAC.

Les moments de l’atelier Libreville le 31 juillet 2017. © Gabonreview

Durant ces deux jours d’échanges et de réflexions sur la place de la société civile dans la prévention des conflits, les participants plancheront entre autres, sur les concepts clés et cadres stratégiques de l’alerte précoce et les liens entre alerte précoce et prévention des conflits.

Ils aborderont également les questions liées aux structures, acteurs et l’opérationnalisation des systèmes d’alerte précoce intergouvernementaux, aux niveaux régional et sous régional.

Pour une meilleure assimilation, les travaux seront appuyés par les exercices de groupe, exposés et cas pratiques. L’atelier devrait «aboutir à la mise en place d’une plate-forme d’alerte rapide et prévention de conflits formelle et connue, telle qu’elle existe en Afrique de l’Ouest», a expliqué Daniel Pascal Elono, Chef de service du mécanisme d’alerte rapide de l’Afrique centrale (Marac).

Venu procéder à l’ouverture des travaux, le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale, a affirmé que cet atelier constitue une «claire démonstration de partenariat pour la promotion de la paix, de la sécurité et de l’intégration régionale en Afrique centrale», a déclaré Francois Lounceny Fall.

Conscient du rôle que doit jouer la société civile dans la prévention des conflits en Afrique centrale, Francois Lounceny Fall a estimé que son « engagement comme actrice et partenaire principale pourrait faciliter l’opérationnalisation affective du Marac de diverses manières notamment en matière de veille et de collecte d’informations ainsi que dans le développement des capacités locales pour prévenir et s’attaquer aux causes profondes des conflits», a-t-il ajouté.

Pour sa part, le secrétaire général de la CEEAC a estimé que cet atelier constitue «une occasion de plus pour matérialiser les excellentes relations de travail qui existent entre l’Unoca et le secrétariat général de la CEEAC», a déclaré Ahmad Allam-Mi.

Auteur : Jean-Thimothé Kanganga