La capitale gabonaise abrite, du 25 au 28 avril, l’atelier régional de formation sur l’Evaluation des besoins post-catastrophes (PDNA) et le Cadre de relèvement (DRF).

Vue des officiels au lancement de l’atelier, le 25 avril 2017 à Libreville. © Gabonreview

 

Lambert-Noël Matha et Marie Chantal Mfoula, prononçant leur mot de circonstance. Vue de quelques participants, et la photo de famille après la cérémonie d’ouverture. © Gabonreview

A l’initiative du secrétariat général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), l’atelier régional de formation sur l’Evaluation des besoins post-catastrophes (PDNA) et le Cadre de relèvement (DRF) s’est ouvert ce 25 avril à Libreville. Quatre jours durant, les experts des Etats membres et du secrétariat général de la CEEAC, seront formés à la méthodologie d’évaluation des dommages, pertes et besoins après une catastrophe, ainsi qu’à l’élaboration d’un DRF.

En gros, il sera question de renforcer les connaissances des institutions clés des pays, sur la préparation et la planification du relèvement avant les catastrophes. Notamment sur les éléments permettant de mener à bien un relèvement durable et résilient (cadres politiques et institutionnels, mécanismes de coordination et de financement, etc.).

Ouvrant les travaux, le ministre de l’Intérieur est revenu sur la volonté de son département d’abriter cet atelier. «Convaincu de ce que face aux nombreux fléaux, les mesures préventives valent mieux que celles dites curatives, le Gabon a pleinement pris conscience que toutes les catastrophes qui sème la désolation dans le monde n’arrivent pas qu’aux autres», a indiqué Lambert-Noël Matha.

«Dans cet élan, le Gabon a choisi d’inscrire son action dans la conjugaison des compétences et expériences dans pays de la sous-région pour donner une réponse appropriée, adaptée et une solidité dans la lutte face aux catastrophes naturelles», a poursuivi le membre du gouvernement.

Selon le secrétaire général adjoint en charge du département Intégration physique, économique et monétaire (Dipem), cette formation s’inscrit en droite ligne de la déclaration ministérielle de Kinshasa, en octobre 2015, sur la mise en œuvre du cadre Sendai 2015-2030. «Celle-ci recommande la mise en place de meilleurs délais d’un système d’intervention en cas de situation de catastrophe», a rappelé Marie Chantal Mfoula.

«Pendant quatre jours, vous serez édifiés, instruits, renseignés, informés et formés sur les mesures à prendre suite à la gestion d’une catastrophe, pour un relèvement durable et une préparation des décisions des gouvernements de nos Etats», a-t-elle poursuivi.

Partenaire de cette formation, la Banque mondiale a insisté sur son engagement dans la prévention des risques de catastrophes et l’adaptation au changement climatique. Celui-ci consiste ainsi à «mobiliser l’ensemble des secteurs et une pluralité d’acteurs, sans oublier bien sûr la société civile et, en particulier, les femmes subissant bien souvent le plus de dommage», a souligné la représente-résidente de la Banque mondiale au Gabon.

«Cette formation s’inscrit dans ce cadre et vous apportera, je l’espère, des éléments concrets à approfondir et à diffuser dans vos pays respectifs», a poursuivi Sylvie Dossou. Pour rappel, cette formation s’inscrit dans le cadre du «Programme Afrique, Caraïbes et Pacifique-Union européenne (UE) pour le renforcement de la résilience aux catastrophes dans les régions, les pays et les communautés en Afrique sub-saharienne».

Le résultat de ce programme, visant à «renforcer les capacités de coordination, de planification et d’élaboration de politiques pour soutenir les Etats-membres et programmes régionaux et sous régionaux», est géré par la Facilité mondiale pour la prévention des catastrophes et le relèvement (GFDRR) et la Banque mondiale.