Libreville abrite du 10 au 12 juillet 2017, un atelier scientifique national de renforcement des capacités sur l’analyse des données de la biomasse forestière, nécessaires pour affronter le changement climatique et élaborer des stratégies bioénergétiques.

Un aperçu du massif forestier du Gabon. © D.R

 

Les membres des institutions scientifiques nationales (universités, centres de recherche, etc.), les agents du ministère en charge des forêts et de l’environnement, participent depuis le 10 juillet, à un atelier scientifique national de renforcement des capacités sur l’analyse des données de la biomasse forestière.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de la sous-composante 2b du PREREDD+ et vise à définir des équations allométriques pour les principaux types de forêts du bassin du Congo.

En effet, les équations allométriques sont des modèles mathématiques permettant d’estimer la biomasse d’un arbre en fonction de caractéristiques dendrométriques mesurables, de manière non destructive, telles que son diamètre ou sa hauteur. À l’échelle d’un pays, l’estimation des stocks de carbone forestier nécessite la disponibilité de ces équations allométriques fiables, des données d’inventaires, de données cartographiques des types forestiers et aussi la capacité d’analyse statistique pour extraire l’information des toutes ces données. Ce qui requiert la connaissance des modèles allométriques locaux disponibles et le renforcement des capacités des acteurs nationaux, afin qu’ils soient en mesure de faire le choix de méthodologies appropriées pour des estimations fiables de la biomasse forestière.

Les scientifiques gabonais au contact de l’équation allométrique. © Gabonreview

«Il devient impérieux de s’appesantir sur ce point car la conservation et la gestion durable du massif forestier constituent une préoccupation majeure pour les pays de la sous-région. C’est pour cette raison que le projet régional de renforcement des capacités en matière de Redd+ a été créé par la commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac», a souligné le coordonnateur régional du PREREDD+, Martial Maïdou.

Les principaux objectifs de cet atelier initié simultanément dans les six pays forestiers du bassin du Congo abritant le projet, (Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, Gabon et la Guinée équatoriale) sont d’initier les participants à l’utilisation du logiciel libre R d’analyse des données ; aux méthodes statistiques pour l’établissement des équations allométriques et à l’introduction des méthodes de rédaction des articles scientifiques.

Les équations allométriques sont particulièrement utiles dans le cadre des activités REDD+ (réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts et accroissement des stocks de carbone en forêt). Car, les gouvernements auront besoin d’une évaluation plus précise des stocks de carbone et de leur évolution, pour l’élaboration des politiques publiques en la matière.