Surfant sur la crise économique et son cortège de chômeurs, un certain Aris, quarante-deux ans, Nigérian, vendait des promesses d’emploi. Il est aux arrêts depuis le 19 novembre et a été présenté au juge le vendredi 24 novembre dernier.

Alexander Wongo alias Aris, présumé escroc. © Gabonreview

 

L’antenne Port-gentillaise de la Police judiciaire vient de mettre la main sur un vendeur d’illusion : Alexander Wongo alias Aris, quarante-deux ans, Nigérian et ingénieur en électromécanique. Alors que la crise économique frappe durement les ménages à Port-Gentil, celui-ci a transformé la quête d’emploi en fonds de commerce en vendant aux gens des promesses d’embauche.

Le fameux Aris a d’ailleurs avoué : «Avec mes connaissances, en l’occurrence des hommes d’affaires blancs, je proposais des postes aux personnes en manque de travail. Ce sont en particulier des superviseurs avec qui j’entretenais des relations amicales. Et depuis Juillet j’ai pris beaucoup de dossier, sept environ avec des gens en quête d’activité professionnelle moyennant la somme de 20.000 francs CFA par personne. J’avoue que les dossiers n’ont pas abouti. J’avoue aussi ne pas détenir une structure».

Cette pratique est pourtant bien connue dans la capitale économique et elle ne cesse de prendre de l’ampleur en cette période de vaches maigres. Pour escroquerie, l’accusé a été présenté devant le procureur de la République près le tribunal de première instance de Port-Gentil, le 24 novembre dernier.