Dans l’objectif de doter le Gabon d’un outil fiable pour la lutte contre la dégradation de l’atmosphère, le Centre Gabon-Oregon, en collaboration avec l’Université Omar Bongo (UOB) entend évaluer la qualité de l’air dans les deux principales villes du pays.

Une scène de la cérémonie de lancement du projet pilote. © Gabonreview

Une scène de la cérémonie de lancement du projet pilote. © Gabonreview

 

Prévue pour être menée du 22 juin courant au 25 juillet prochain, une étude sur la qualité de l’air à Libreville et Port-Gentil a officiellement été lancée en début de semaine par le Centre Gabon-Oregon, en collaboration avec le Centre national anti-pollution (Cnap) et le Laboratoire de géomatique, de recherche appliquée et conseil (Lagrac) de l’Université Omar Bongo (UOB). Financé par le Centre Gabon-Oregon, ce projet permettra aux professionnels du domaine, enseignants-chercheurs et 12 étudiants du département de Géographie de l’UOB de bénéficier d’une formation sur l’usage des équipements et méthodes employés dans le cadre de ce genre d’étude, initiée pour la première fois au Gabon.

Photo de famille avec quelques invités. © Gabonreview

Photo de famille avec quelques invités. © Gabonreview

«Le but visé de cette collaboration est le transfert des technologies et de connaissances», a justifié le directeur exécutif du Centre Gabon-Oregon, non sans ajouter que l’initiative vise également à «contribuer à l’enrichissement de la base de données nationale en matière de pollution de l’air, afin de permettre au gouvernement de disposer d’informations fiables pour orienter efficacement sa prise de décision, visant à réduire significativement les activités à l’origine de ce phénomène urbain».

Dirigée par Nicole Ngo, enseignant-chercheur à l’Université d’Oregon, l’étude qui nécessitera l’usage d’un matériel de dernière génération (GPS et un moniteur Dylos DC 1700), a pour objectif spécifique de mesurer la présence dans l’air des particules de diamètres inférieur à 2,5 micromètres, dont l’effet sur la santé est clairement identifié par l’OMS, notamment dans les cas de difficultés respiratoires et cardio-vasculaires. Pour Nicole Ngo, qui a déjà mené une étude similaire à Nairobi (Kenya), la forte concentration de la population et des activités économiques dans les deux grandes villes du pays commande que de telles études soient menées. D’autant que cette concentration engendre inévitablement une pollution atmosphérique. Une préoccupation partagée par les responsables du ministère de la Forêt, de l’Environnement et de la Protection des ressources naturelles, qui accueillaient la cérémonie de lancement de l’étude. «Le matériel utilisé ainsi qu’une copie du rapport de l’étude seront mis à la disposition des (structures partenaires) impliquées y compris d’autres institutions de recherche du Gabon, avec l’espoir que ce type d’étude se réalise dans d’autres villes du pays», a indiqué Francis Bivigou, pour qui «il est judicieux de mener des études approfondies afin de pouvoir mettre en place des mécanismes de réduction assez efficaces».