Le nouveau rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur la qualité de l’air, publié le 27 septembre 2017, indique que plus de 90% de la population mondiale respire un air trop pollué.

© Gabonreview/Shutterstock

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Plus de 90% de la population mondiale respire un air trop pollué, selon le rapport de l’OMS publié le 27 septembre 2016. Pour l’OMS, neuf habitants sur dix de la planète vivent dans des zones où la pollution de l’air est au-dessus des limites fixées. Elle appelle donc à «une action rapide pour faire face à la pollution atmosphérique».

La carte mettant en évidence les zones spécifiques au sein des pays ne respectant pas les limites établies par l’OMS. © Gabonreview

La carte mettant en évidence les zones spécifiques au sein des pays ne respectant pas les limites établies par l’OMS. © Gabonreview

Élaboré en collaboration avec l’université de Bath au Royaume-Uni, le rapport s’appuie sur des données provenant de 3 000 lieux, essentiellement des villes, à travers le monde. Selon les données recueillies, les niveaux de pollution de l’air ambiant sont «particulièrement élevés» en Méditerranée orientale, dans l’Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental. A l’exception de la région des Amériques, toutes les autres régions du monde ont moins de 20 % de leur population vivant dans des lieux où la qualité de l’air correspond aux normes de l’OMS, dont le diamètre des particules fines est inférieur à 2,5 microns (PM2.5), indique le rapport.

Selon le rapport, quelque 3 millions de décès par an sont liés à l’exposition à la pollution de l’air extérieur. «Une action rapide pour faire face à la pollution atmosphérique est nécessaire d’urgence. Il existe des solutions, notamment des systèmes de transports plus viables, la gestion des déchets solides, l’utilisation de poêles et de combustibles propres pour les ménages ainsi que les énergies renouvelables et la réduction des émissions industrielles», souligne la directrice du département Santé publique à l’OMS, Maria Neira.