Lancée le 1er août dans la province de l’Estuaire, l’opération de pointage des fonctionnaires est jugée nécessaire pour la Confédération syndicale des agents de l’administration publique, parapublique et privée (Cosynap), qui appelle les Gabonais à l’honnêteté.

Joël Ondo Ella, le président de la Cosynap (écharpe). © Gabonreview

 

Moquée par certains, quand d’autres y voient une initiative précipitée du gouvernement vouée à l’échec, l’opération de pointage des fonctionnaires de la province de l’Estuaire est plutôt bien accueillie par la Cosynap. Lancée le 1er août, celle-ci fait suite à l’opération de mise sous bon de caisse effectuée en juillet, et vise à débusquer les fonctionnaires fantômes. Invité à l’émission «Décryptage», Joël Ondo Ella estime ce vendredi 3 août sur Radio Gabon que c’est une bonne chose. D’autant que, explique-t-il, «le statut général de la fonction publique veut que tout agent justifie de sa présence au poste».

Le président de la Cosynap en est convaincu, la fiche de présence au poste pourrait devenir bien plus utile aux fonctionnaires que d’autres documents administratifs. «Vous verrez, prédit-il, lorsqu’il sera question de solliciter un crédit ou pour d’autres raisons, on vous demandera de justifier de votre présence au poste, parce que c’est un élément indispensable.»

Si la Cosynap salue «le courage et l’audace du chef de l’Etat», c’est d’autant plus parce que, selon elle, le Gabon n’est pas le premier en la matière. «Ce qui est en train de se passer, c’est exactement ce qui se passe ailleurs. Si nous regardons à côté de nous, nous verrons bien qu’il y a des Etats qui ont plutôt décidé de réduire les salaires (pour faire face à la crise)», justifie Joël Ondo Ella, tout en appelant les travailleurs gabonais à être «au minimum honnêtes».

Le président de la Consynap a d’ailleurs présenté Ali Bongo comme «un pilote qui, au lieu d’engager l’avion à exploser, a forcé l’atterrissage pour que beaucoup de choses soient préservées».