Le délégué titulaire du personnel d’Halliburton a donné des précisions sur la situation de la société pétrolière qui a annoncé, en juin 2016, la cessation de ses activités au Gabon.

© img.aws.la-croix.com

 

Suite à la cessation des activités d’Halliburton au Gabon, le délégué titulaire du personnel de la société pétrolière a fait le point sur la situation du personnel. Dans une interview publiée dans le quotidien L’union, le 24 février, Donald Rigo a souligné que les négociations se poursuivent dans la transparence et la sérénité. «Il n’y a aucun conflit entre les délégués du personnel, que nous sommes, et la direction Halliburton, car nous avons trouvé un accord sur le paiement d’une allocation de départ des employés», a-t-il expliqué.

En juin 2016, en effet, la direction générale d’Halliburton avait annoncé l’arrêt de toutes ses activités sur le territoire pour la fin de l’année 2016, sans aucune explication aux employés. Ce n’est qu’en octobre de la même année que la fermeture de la base du Gabon sera confirmée par la direction générale. Là encore, Halliburton n’avait donné aucun plan d’action pour le départ des employés, s’activant cependant à l’exportation et à la vente des équipements.

Dans le cadre des négociations engagées entre les délégués du personnel et la direction générale, la régularisation de quelques points restés en suspens, dans le cahier des charges, est actuellement en cours. «Vous comprenez donc bien que les négociations sont ouvertes et se poursuivent», a assuré Donald Rigo, qui s’est par ailleurs défendu des accusations de séquestration des équipements de l’entreprise.

«Notre rôle ne nous confère aucun pouvoir de séquestrer des équipements, car nos attributions et nos missions sont clairement définies dans la section 3 de l’article 299 du Code du travail», a déclaré Donald Rigo. «Il n’y a aucun séquestre de matériel. Juste que les procédures prises par le partenaire social en face, étaient peu orthodoxes. Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre. Enfin, nous l’espérons. »

Ce dernier est par ailleurs revenu sur l’implication des autorités gabonaises dans la poursuite des négociations. «Les autorités gabonaises ont joué un rôle très important pour l’avancement de ces échanges», a-t-il lancé. «Elles (les autorités, ndlr) ont souvent su nous recadrer lorsqu’à certains moments, nous semblions dévier du contexte, et tout cela dans le respect des lois de notre pays», a confessé Donald Rigo.

«Nous tirons particulièrement notre chapeau au ministre du Pétrole, Pascal Houangni Ambouroue, car, sans son intervention, le processus des négociations n’aurait jamais démarré», a-t-il affirmé. Des échanges dans lesquels est également impliqué le ministre du Travail, Eloi Nzondo. «Nous espérons simplement que notre partenaire en face, Halliburton, ne dérogera pas au respect des lois de notre pays, lorsque le ministère du travail le lui fera savoir. Pour qu’au plus vite, nous terminons avec ces échanges», a conclu Donald Rigo.

De sources internes, Halliburton avait offert aux employés la possibilité d’un départ volontaire avec 20 mois de bonus, en plus de tous les droits. Une proposition rejetée par l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), qui a plutôt exigé 40 mois de salaires en bonus, des congés, le paiement de l’ancienneté et un rattrapage sur des calculs erronés dans les heures supplémentaires, sur les cinq dernières années. Dans tous les cas, les négociations se poursuivent.