A l’issue du préavis de grève courant jusqu’au 19 octobre, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) déclenchera une grève de 10 jours à Knock Allan PTE LTD. Basée à Port-Gentil, la société de services pétroliers peine à satisfaire les revendications de son personnel datant pourtant de 2009.

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Courant jusqu’au 19 octobre, un préavis de grève de l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a été déposé cinq jours plus tôt à la société de services pétroliers Knock Allan PTE LTD, basée à Port-Gentil. Une décision motivée par le mutisme de la direction générale de la société, face aux préoccupations des employés.

Douze points sont inscrits dans ce préavis. Le principal porte sur la «décharge de Hans Kenny Ebe du poste de directeur des ressources humaines de toutes les tâches liées au traitement et à la gestion de la rotation du personnel». En effet, la satisfaction de cette revendication a été présentée par les employés comme le préalable à l’ouverture des négociations. «Il (Hans Kenny Ebe, ndlr) se croit tout-puissant et méprise les travailleurs. Avec lui, aucune discussion n’est possible», a déploré un agent de Knock Allan PTE LTD relayé par l’hebdomadaire La Loupe.

Parmi les autres revendications des employés, figurent en bonne place la régularisation des salaires mensuels pour les employés en Contrat à durée déterminée (CDD) depuis 2009, la prise en compte du 13e mois dans le calcul de l’allocation congé annuel pour la période 2012-2015, ou encore la régularisation du salaire de départ en congé annuel pour la période de 2011 à 2016.

A cela s’ajoute la régularisation de la prime d’ancienneté de 2011 à 2017, des primes de risques, des prêts internes, des retraits des cotisations sociales, des allocations de congé principal, etc. Conscients de climat morose actuel de leur secteur d’activités, les employés de Knock Allan PTE LTD ont cependant souligné que leurs revendications datent de 2009.

«La direction n’a jamais voulu discuter avec nous. Nous estimons avoir été trop patients. Il sied également de relever que tout se passe bien chez nous et suite à cela, il est normal que nous revendiquions ce qui nous revient de droit», a indiqué un agent, avant d’insister : «Mais aujourd’hui, nous revendiquons d’abord le départ du directeur des ressources humaines qui bloque tout, avant toute discussion».

A l’issue de ce préavis qui expire le 16 octobre, le personnel déclenchera une grève de 10 jours. Un mouvement qui assombrirait davantage la capitale économique, déjà plongée dans les ténèbres d’une crise sans précédent.