Leur préavis de grève expirant le 5 janvier, les employés de Shell Gabon affiliés à l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep), entrent en grève générale illimitée ce 6 janvier à minuit.

Le siège de l’Onep à Port-Gentil. © Gabonreview

 

A l’issue de son préavis de grève, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) entamera une grève générale illimitée à Shell Gabon. Déposé le 30 décembre dernier, en effet, ce préavis adressé à la direction générale de la société expire ce 5 janvier à 23h59. «Passé cette heure, l’Onep se réserve-t-elle le droit de lancer une grève d’une durée illimitée dans toutes les installations où opère la société Shell au Gabon», a prévenu le syndicat.

Plusieurs raisons ont ainsi motivé cette décision de l’Onep. Il s’agit notamment du climat social qui prévaut au sein de la société Shell Gabon, suite à la vente en cours de cette société ; l’échec des discussions tenues en interne entre les représentants du personnel et ceux du groupe Shell, du 9 au 19 décembre 2016. De plus, les employés de Shell Gabon, réunis en assemblée générale le 21 décembre 2016 sur l’ensemble des sites- Libreville, Port-Gentil, Gamba, Rabi, Koula et Toucan- ont unanimement sollicité l’intervention de leur syndicat pour la défense de leurs intérêts.

A cette occasion, l’Onep a mis en avant les préalables contenus dans le cahier des charges des employés, «dont la satisfaction est la condition sine qua non à un retour à la sérénité». Les employés souhaitent ainsi la présence, lors des discussions, d’un représentant du Groupe Shell ayant un mandat lui conférant le pouvoir décisionnel. Ils revendiquent également le versement d’une prime de bonne séparation avec Shell Gabon, avant la fin de la période de transition, selon un barème défini par les soins du syndicat. A ces préalables s’ajoute le transfert de l’ensemble des employés de Shell Gabon vers le nouveau repreneur et le maintien des acquis sociaux conformément aux accords d’établissements.

Par ailleurs, l’Onep a également décliné les points sur lesquels devraient porter les négociations entre la direction générale et les employés. Le premier porte sur la possibilité à l’ensemble des employés de bénéficier, 12 mois après le transfert, d’un départ volontaire sur la base du plan des départs volontaires en vigueur à Shell Gabon.

Le syndicat a également évoqué la mise en place de compensations financières (prime d’installation, réajustement de la prime de logement, prime spécifique liée à l’éloignement et la cherté de la vie), en cas de mobilité géographique due à un éventuel redéploiement des effectifs vers une autre localité. Le dernier point de négociation, enfin, devra porter sur l’engagement du repreneur à ne pas procéder à des licenciements pour motif économique dans un délai de 5 ans après le transfert.