Mise au fait des difficiles conditions de vie et de travail des employés de ce gisement pétrolier, le 7 avril dernier, la direction générale de Gabon Oil Company (GOC) a promis y mettre du sien pour changer la donne.

Arnaud Engandji (extrême droite) dubitatif sur la qualité des installations du gisement pétrolier de Mboumba, le 7 avril 2017 sur le site. © Gabonreview

 

Maintes fois interpellée par les employés en poste sur le site pétrolier de Mboumba, le directeur général de Gabon Oil Company (GOC) y a effectué une descente, le 7 avril dernier. Tour à tour, les employés ont ainsi exposé leurs difficultés à Arnaud Engandji. Difficultés axées, en grande partie, sur les commodités de vie avec le logement en premier plan.

Au niveau de la base vie, où vit le personnel, les installations sont quasiment dégradées. «Les installations que nous reprenons aujourd’hui étaient opérés par une autre société (Total Gabon, ndlr). Ce ne sont pas des installations neuves», a confié un responsable sur le site. «Si certaines installations sont encore dans un état acceptable, d’autres nécessitent absolument une intervention», a déclaré Patrick Nguia, imputant clairement l’état actuel de la base-vie à l’ancien opérateur du site de Mboumba.

«Avant notre arrivée, il n’y avait plus de plan de maintenance, ce qui explique la dégradation progressive de ces équipements», a affirmé le responsable de la GOC. Même son de cloche au niveau de l’eau, où la compagnie pétrolière use de prouesses pour approvisionner le personnel. «La présente unité de traitement est vieille et défectueuse, fonctionnant par la force de nos interventions. Les équipements sont à changer», a expliqué Patrick Nguia, soulignant que l’eau traitée sur site est destinée uniquement aux travaux domestiques.

Cette dégradation des équipements concerne également les outils de travail. Les agents sur site ont ainsi évoqué la mauvaise qualité des équipements, tout comme celle des compteurs de production. Sur ce point, il a été mis en lumière un écart flagrant de 400-500 barils, entre la valeur à l’exploitation et le potentiel du gisement pétrolier de Mboumba.

Sur la question de l’eau, les agents ont souhaité disposé d’appareils portatifs en matière d’analyse, à défaut d’un laboratoire en bonne et due forme ; mais aussi d’équipements d’intervention de sécurité. Concernant l’aspect sécuritaire, les employés ont aussi souhaité que la forêt soit dégagée de 12 mètres autour du site, pour limiter les risques de rencontre avec des animaux potentiellement dangereux (panthères et pythons, notamment).

Attentif à ces doléances, le patron de la GOC a promis y mettre du sien pour apporter des solutions à chacune d’elles. Dans l’urgence, Arnaud Engandji a promis améliorer l’environnement de travail, avec des logements plus décents et durables. «On vous mettra dans de meilleures conditions», a-t-il affirmé. Dans l’immédiat, pour saluer la performance, l’abnégation et le professionnalisme des agents sur site, la direction générale leur versera, sous 10 jours, un bonus exceptionnel.

Par contre sur les questions de sécurité et maintenance, notamment, le patron de la GOC a souligné que leur traitement prendra plus de temps. Car, a-t-il souligné : «Il sera tout aussi question de répartir les responsabilités sur l’état actuel du site».