Le démarrage effectif des activités d’exploitation sur le champ, situé dans l’Estuaire, est soumis au règlement d’une dette estimée à plus de dix millions de dollars due par l’ancienne équipe dirigeante de Gabon Oil company (GOC) à un prestataire de services.

Le démarrage des activités sur Remboué serait conditionné par le règlement d’une dette de 3 millions de dollars à Schlumberger. © algarathselect.com

 

Signé en mars 2017 à Calgary au Canada, le contrat d’exploitation de Remboué, dont la production est prévue pour démarrer en 2018, n’est pas encore effectif sur le terrain. Une question d’argent se pose. La lettre d’Afrique energy intelligence, croit savoir depuis le 27 juin qu’«une ardoise issue de l’ancienne équipe à la tête de la GOC, dirigée par Serge Toulekima, restait à payer à la société de services Schlumberger, qui s’était chargée de l’installation de la totalité du matériel de production». Non apurée à ce jour, cette dette serait à l’origine du retard pris dans le séjour d’inspection prévu en juin par Touchstone Oil & Gas, le nouvel acquéreur du champ.

Selon des sources concordantes, il y a encore quelques mois, la facture de la GOC vis-à-vis de Schlumberger s’élevait à «près de dix millions de dollars». Un deal passé en fin mai à Paris (France) entre des représentants de la société de services, Arnauld Engandji, le nouveau patron de la GOC, et l’opérateur canadien aurait permis de ramener cette facture à trois millions de dollars.

Découvert en 1991 par British Gas, le champ de Remboué, situé géologiquement dans le bassin intérieur et géographiquement entre Lambaréné et  l’Estuaire (à 200 km de Libreville), avait un potentiel initial de 15 millions de barils de réserves récupérables. L’exploitation a véritablement démarré sur ce gisement en 1996 avec Chauvco. Mais au bout de trois ans seulement, la société canadienne avait cessé ses activités «dans des conditions juridiquement floues», rappellent l’agence Panapress. En juillet 2002, des experts ont estimé que «les conditions particulières de ce gisement imposent des contraintes d’exploitation tournant autour de 2 500 barils/jour».